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Project stories

UNI-VERT

Des produits alimentaires enrichis à la spiruline qui carburent à l’économie sociale et solidaire !
Le dernier Copil avait lieu le 13 juin dernier à Riantec, l’occasion de faire le point avec Chantal Deschamps, Directrice du cluster Brit’Inov, partenaire actif de ce projet d’innovation collaboratif. 
 
 
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
6.5% de la population est en situation de précarité soit environ 4 millions de personnes, dont 8% d’enfants. ​Faiblesse des revenus et précaritéentraînent des modifications alimentaires (avec des apports alimentaires souvent de mauvaise qualité ainsi que des déficits et des carences nutritionnelles) pouvant avoir des conséquences sur la santé (surpoids, obésité, hypertension artérielle, diabète, carences vitaminiques…). Pour tenter d’inverser le phénomène, nombre de familles ont recourt à l’aide alimentaire. ​En parallèle, de plus en plus d’études concernant la spiruline voient le jour. Ce superaliment renferme entre 55 % et 70 % de protéines d’excellente qualité (grâce à leur large éventail d’acides aminés), oligo-éléments (zinc, sélénium, manganèse, fer, cuivre) et minéraux (calcium, magnésium, sodium, potassium, phosphore).
C’est de ce constat qu’est né le projet UNI-VERT dont les 2 objectifs principaux sont :
- La construction d’un module pilote de production de spiruline basé sur un modèle de chantier d’insertion
- La mise au point de produits alimentaires à base de spiruline à destination des usagers de l’aide alimentaire. ​
 
 
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées ?
Actuellement, aucun produit alimentaire proposé par les associations d’aide alimentaire n’est à base de spiruline. Pourtant les personnes bénéficiant de ce service font face à de réels besoins nutritionnels(protéines, vitamines, etc.) ou déséquilibre alimentaire (surconsommation de sucre, etc.). Proposer des produits équilibrés et riches en protéine pour ces population-cibles représente une innovation avec un fort impact sociétale. A noter également que l’une des premières étapes du projet a été d’enquêter sur la population-cible afin de développer de nouveaux produits répondantle plus possible à leurs attentes.
De même, dans le domaine de l’insertion, aucune activité n’est dédiée à la fabrication de spiruline, alors que les citoyens français sont très sensibles d’une part à tout ce qui est du ressort de la production locale et équitable, mais aussi aux aliments santé d’autre part.
 
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
Le projet est dans sa dernière année, Du point de vue technique c’est un succès : 2 unités de productions de spiruline, soit 350 m2, ont été construites par les salariés de la Fédération des Paniers de la Mer, qui porte l’activité, et plusieurs produits alimentaires à base de spiruline (soupes, compotes, etc.) ont été formulés par le centre technique Adria pour et avec les bénéficiaires de l’aide alimentaire. Il reste encore quelques mois aux partenaires pour structurer les modalités d’échanges commerciaux entre les différentes parties prenantes : banques alimentaires, industriels, chantiers d’insertion, etc. Tout ceci aux fins d’essaimer ce modèle vers d’autres associations.
 
 
Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
UNI-VERT a rassemblé autour de la table un nombre important d’acteurs. En effet, les partenaires du projet (La Fédération des Paniers de la mer, Adria, Brit’Inov, AlgosourceTechnologies) ont également collaboréavec l’IREPS Bretagne (Instance Régionale d’Education et de Promotion de la Santé), la DGCS (Direction Générale de la Cohésion Sociale) mais aussi l’Epicerie solidaire de Quimper (dépendante de la Banque alimentaire), la maison de la solidarité de Lorient (plusieurs associations), et l’organisation Régionale Territoriale (plateforme régionale de la banque alimentaire) et l’ANDES (Association Nationale des Epiceries solidaires) et avec l’association OPTIM.​
 
UNI-VERT a donc été un projet fédérateur et on peut dire que le mode collaboratif a permis aux différents acteurs de dialoguer et de faire avancer la recherche sur la spiruline, thématique importante pour la France.
 
Contact : 
Chantal Deschamps 
Brit’inov
Directrice
Tel : 02 96 76 65 44
cdeschamps clusterpmns.eu
 
 
 
Fiche technique du projet UNI-VERT :
Titre du projet  : Développement de produits alimentaires à destination des usagers de l’aide alimentaire, enrichis avec la spiruline produite dans des modules expérimentaux de type atelier d’insertion
Porteur : FEDERATION DES PANIERS DE LA MER
Type de projet : Compétitif
Axe Thématique : Nutrition santé
Date début : Janvier 2015
Date fin : Décembre 2018
Coût total du projet : 534 000 €
Coût total du projet : 534 000 €
Aide totale de la part de la Région Bretagne, la Région Pays de Loire, le département du Finistère, Quimper Communauté, la Fondation Carrefour, la société Lanvian Serres : 186 000 €
Consortium : La Fédération des Paniers de la mer, Adria Développement, Brit’Inov, AlgosourceTechnologies
 
 

Allaitement

Séance d’échauffement avant son pitch à l’EstiValorial le 7 juin prochain : Guillaume Mairesse, Responsable Recherche & Innovations Services chez Valorex, nous présente ce projet d’innovation collaboratif co-labellisé en décembre 2017 avec le pôle Images & Réseaux.
 
 
Quel est l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
ALLAITEMENT (ALimentation, LAIT maTErnel, MEsure et Nouvelles Technologies) a pour but de développer un objet de puériculture connecté permettant de déterminer la qualité lipidique du lait maternel. Cette mesure sera associée à un service de conseil qui permettra aux femmes de piloter la densité nutritionnelle de leur lait maternel par leur alimentation, soit de manière autonome ou bien en bénéficiant de l’accompagnement de professionnels de santé (tout en rappelant les bénéfices de l’allaitement maternel pour éviter tout message anxiogène).
ALLAITEMENT permettra aussi de valider l’impact d’une alimentation présentant un meilleur équilibre en AGPI n-3 sur les qualités nutritionnelles (lipidique) et non nutritionnelles (marqueurs immunitaires, hormonaux, protéique, métabolomiques, …) du lait maternel, et faire le lien avec le microbiote de l’enfant.
 
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées ?
L’innovation portée par le projet concerne à la fois l’impact de l’alimentation Bleu-Blanc-Cœur sur la qualité nutritionnelle (apport en oméga 3 et rapport oméga3/oméga6) et non nutritionnelle du lait maternel humain qui n’a jamais été étudié scientifiquement jusqu’à présent, ainsi que sur les outils connectés de caractérisation du lait et d’autres produits alimentaires qui existent mais dont aucun ne cible le lait maternel. Si l’on pouvait disposer d’une preuve scientifique de cet impact, il nous sera facile de mobiliser les professionnels de santé et les femmes ainsi que modifier nos modes de consommations pour vivre plus sainement !!
La validation de cet impact permettra de conforter la démarche BBC et de la faire rayonner encore plus qu’aujourd’hui ! Associé à cette validation scientifique, la création d’un objet de puériculutre connecté ouvre de nouvelles portes à Valorex et Europrocess (marché de la puériculutre) ce qui n’est pas négligeable en termes d’emploi et création de valeur.
 
 
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Le projet débutera à l’automne prochain pour une durée de 24 mois. Avec le financement du projet, le consortium est actuellement en train de boucler le protocole de l’étude clinique en vue de son dépôt au Comité de Protection des Personnes. Ce protocole a pour objectif d’objectiver les bénéfices associés à une alimentation équilibrée dans le cadre d’un menu Bleu-Blanc-Cœur. 
 
Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ? 
L’open innovation permet souvent de décupler les ambitions initiales d’un projet, à plusieurs on va plus loin !
 
Contact : 
Guillaume Mairesse
Responsable Recherche & Innovations Services
Valorex
g.mairesse valorex.com
 
Fiche technique du projet :
Titre du projet : ALimentation, LAIT maTErnel, MEsure et Nouvelles Technologies.
Porteur : VALOREX
Consortium  : EUROPROCESS, BLEU BLANC CŒUR, UMR 6082 FOTON (FONCTIONS OPTIQUES POUR LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION), CHU RENNES
Type de projet : AAP PME Images & Réseaux
Axe Thématique : Technologies innovantes & Nutrition Santé
Appui au montage du projet : VALORIAL
Date début : Avril 2018
Date fin : Avril 2020
Coût total du projet : 1,26 M€
Aide totale : 636 k€
Financeur : Conseil Régional Bretagne & BPIFrance

ROC+

Le Kick off meeting du projet avait lieu le 25 avril dernier. L’occasion de faire le point avec Anne Connan, Chef de produits chez Guyader Gastronomie, porteur de ce projet d’innovation.
 
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
La filière porcine a connu ces dernières années plusieurs crises successives. En parallèle, les comportements des consommateurs évoluent, les protéines animales sont de moins en moins plébiscitées. Pour autant, le porc reste la première viande consommée en France.
C’est dans ce contexte que l’ensemble de la filière doit s’adapter pour répondre aux nouvelles attentes de consommation. L’objectif du projet ROC+ est de répondre à l’évolution du marché, et de valoriser une viande de porc de haute qualité sensorielle et nutritionnelle, afin de créer une gamme de produits innovants répondants aux attentes de goût et de qualité.
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées ?
Le caractère innovant du projet réside dans plusieurs points. D’une part, la composition du consortium, qui permet de construire ce projet avec l’ensemble des acteurs de la filière, tout en bénéficiant d’une réelle caution scientifique.
Par ailleurs, la gamme de produits sera élaborée au moyen de process de fabrication innovants, tout en étant développée en co-conception avec les consommateurs afin de satisfaire les exigences du marché.
Les produits issus de ces travaux sont destinés à être commercialisés dans un premier temps sur le marché Français. Les retombées attendues sont à la fois économiques, mais permettront pour certains partenaires d’accroître leur notoriété de marque et la création de plusieurs emplois.


 
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Le projet est prévu pour durer 3 ans, et débutera en mai 2018. Les premiers travaux de R&D sont donc en passe d’être lancés.

Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ? 
Ce type de projet nécessite l’association de compétences techniques pointues. Le mode collaboratif permet ainsi au projet ROC+ de mettre en relation différents acteurs qui pour certains n’auraient pas d’autres occasions de travailler ensemble.
Ce mode permet en définitive d’intégrer l’ensemble de la filière, afin de répondre à des objectifs communs. Cette complémentarité offre également l’opportunité d’avancer plus vite dans l’innovation et de donner davantage de chances aux projets de R&D d’aboutir et d’apporter les résultats escomptés.
 
Contact :
Anne Connan
Guyader Gastronomie
anne.connan guyader.com
 
Fiche technique du projet :
Acronyme : ROC+
Titre du projet : Produits de haute qualité sensorielle et nutritionnelle issus de porc breton.
Porteur : GUYADER TERROIR ET CREATION
Axe thématique : Qualité & sécurité des aliments
Consortium : LE COCHON DE BRETAGNE, VALOREX, BLEU BLANC COEUR, INRA (ST GILLES)
Type de projet : Projet Industriel Compétitif
Début : Avril 2018
Durée : 36 mois
Coût projet : 735 531,50 €
Aide totale obtenue : 304 366,00 €
Montage : Valorial
Financeurs : CONSEIL REGIONAL DE BRETAGNE, RENNES METROPOLE

Brainbooster

Des ingrédients santé innovants pour le bien-vieillir

Le prochain COPIL du projet Brainbooster aura lieu le 5 avril prochain. L’occasion de faire un point d’étape avec Alexis Méhaignerie, Président d’Abyss’Ingrédients (56), porteur de ce projet retenu au FUI 22 en 2016.
 
Quels sont les enjeux et l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
Brainbooster a pour objectif de développer des ingrédients santé innovants, objectivés scientifiquement et cliniquement pour les marchés de la nutraceutique et du petfood, plus particulièrement pour celui du bien vieillir.
Il permettra aussi de contribuer à la structuration d’une filière pérenne de valorisation de produits marins au niveau régional via le développement d’ingrédients santé innovants, source de création de valeur ajoutée pour l’ensemble des acteurs concernés.

Quel est son caractère innovant ?
Le caractère innovant de Brainbooster repose sur la meilleure valorisation de produits marins, aujourd’hui peu valorisés, tout en recourant à des procédés d’extraction éco-respectueux, répondant ainsi à un objectif de développement durable.
Il s’agit surtout à la clé de validations scientifiques de preuves d’efficacité par des études précliniques et cliniques sur cellules, petits animaux et humains.

Et les retombées ?
En cas de succès scientifiques, les retombées économiques envisagées s’élèvent, 5 ans après la fin du projet, à environ 40 M€ de CA cumulé avec plus de 30 emplois générés sur l’ensemble des partenaires. Le projet permettra aussi de générer de nouvelles connaissances scientifiques avec dépôts de brevets à la clé.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Aujourd’hui, nous sommes en ligne avec le planning sur 3 ans. Nous avons déjà réalisé un état des lieux des connaissances sur la matière première, les étapes labo et pilote des process (notamment d’extraction) ont été menées avec succès. Nous travaillons actuellement à la préparation de l’étude clinique sur cellules et l’étude précliniques sur petits animaux.
 
Photo : l’équipe BrainBooster en juin 2017 à Brest
 
Innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ? 
L’innovation collaborative c’est le top car les intérêts des partenaires sont bien compris et intégrés avec chacun son domaine de compétences et d’expertise. La synergie entre les partenaires permet un véritable effet de levier, et maximise donc les chances de résultats. L’apport de Valorial, avec Hélène Le Pocher (ID2santé*) et Régis Del Frate, représente un réel soutien au consortium, avec compétence et bienveillance. C’est le liant et la structuration même du projet !
Toute l’équipe d’Abyss Ingrédients est très fière de porter ce projet qui s’inscrit dans notre coeur de métier, à savoir les ingrédients marins durables pour application santé et bien-être. Nous sommes tous très motivés pour le mener à bien.
 
Contact / + d’infos :
Alexis Méhaignerie
CEO
ABYSS INGREDIENTS
alexis abyss-ingredients.com
www.abyss-ingredients.com
 
*ID2Santé est le centre d’innovation technologique référent au sein de Valorial sur la thématique Nutrition santé humaine.
 
Fiche technique du projet :
Acronyme : BRAINBOOSTER
Titre : Développement, à partir de coproduits marins, d’ingrédients santé innovants pour le bien-vieillir
Porteur : ABYSS INGREDIENTS
Consortium : Diana Petfood, Conserverie Chancerelle, UM 66 LEMAR (Laboratoire des Sciences de l’Environnement MARin), UMR 1286 NUTRINEURO (laboratoire NUTRItion et NEURObiologie intégrée)
Axe thématique : Ingrédients fonctionnels
Montage projet : Valorial & ID2Santé
Colabellisation : Pôle Mer Bretagne Atlantique
Date de début : Novembre 2016
Durée du projet : 42 mois
Coût total : 2,6 M€
Aide : 967 k€ 

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DELBIA

Détection en ligne de biocides au cours des opérations de rinçage de l’IAA.
 
A l’occasion de la démo du projet sur le plateau "L’usine agroalimentaire du futur" au CFIA, rencontre avec Hugues Tariel, Dirigeant de Diafir, porteur de ce projet d’innovation.
 
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
Les désinfectants utilisés pour le nettoyage de lignes de productions agroalimentaires sont considérés comme des biocides, et ne doivent pas se retrouver dans les produits finaux. Il n’y a pas de moyen de contrôle des biocides in situ à ce jour, ce qui ne permet pas de valider un rinçage de ligne entre deux lots de production. En Europe, des traces ont été retrouvées dans des laits infantiles, cela va devenir un sujet d’attention.
Le projet Delbia, réunissant Diafir, Actalia, Adria développement, l’Anses, photonics Bretagne et UP, a été monté avec l’aide de Valorial pour apporter une solution à ce problème. Il a reçu un financement public total de 328K€.
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées ?
Le projet propose une solution basée sur la plateforme SPID Diafir, utilisant des capteurs moyen infrarouges brevetés, développée pour le diagnostic médical.
La plateforme recueille un signal infrarouge, qui est ensuite analysé par des algorithmes propriétaires qui donne une solution de type présence/ absence de contaminants.
Compact et rapide, ce système permet de valider le bon rinçage en moins de 20 mn, sur site voir en ligne. Il est donc possible de sécuriser la ligne avant le démarrage du lot suivant.
Cela concerne tout utilisateur de désinfectants au cours du process.
 

Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
Le projet Delbia a démontré l’excellente sensibilité de la méthode : le système permet de détecter les désinfectant à base ammonium quaternaires dans l’eau à l’ordre de la ppm, ainsi que son applicabilité sur site : il suffit d’un prélèvement de 15 cl et 20 mn pour effectuer l’analyse.
Nous allons sécuriser la méthode en testant sa spécificité aux autres éléments potentiellement présents lors du rinçage, ceci en développant un algorithme d’analyse sur tout le spectre recueilli ; puis proposer le système, aux partenaires du projet dans un premier temps.

Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ? 
L’innovation collaborative est au cœur du développement de Diafir. Nous devons conjuguer des savoir-faire (science des matériaux, spectroscopie, analyse statistique) et des domaines d’applications (santé, agroalimentaire,…) très variés.
Ce process permet de réunir les meilleures compétences autour de chaque projet, et de bénéficier de l’avis d’utilisateurs. Ces apports de compétences font plus que compenser les délais de réalisations plus longs liés aux impératifs des différents partenaires.
 
 
Contact :
Hugues Tariel
PDG
Diafir
02 99 67 15 41
 
Fiche technique du projet : 
Acronyme : DELBIA
Titre du projet : Détection en ligne de biocides pour l’industrie agroalimentaire au cours des opérations de rinçage
Impact sur le développement durable
Porteur : DIAFIR
Axe thématique : Qualité & sécurité des aliments
Consortium : EAU ET INDUSTRIE, ANSES, ADRIA DEVELOPPEMENT, PHOTONICS BRETAGNE, ACTALIA, SILL ENTREPRISES
Type de projet : Projet Industriel Compétitif
Début : Juin 2015
Durée : 25 mois
Coût projet : 673 174 €
Aide totale obtenue : 328 737 €
Montage : Valorial
Financeurs : CONSEIL REGIONAL DE BRETAGNE, RENNES METROPOLE, CONSEIL DEPARTEMENTAL DU FINISTERE, QUIMPER BRETAGNE OCCIDENTALE, CONSEIL DEPARTEMENTAL DES COTES D’ARMOR, LANNION TREGOR COMMUNAUTE, CONSEIL REGIONAL NORMANDIE

AAGINOV

Solutions innovantes et gourmandes contre la dénutition des séniors. Focus sur le 400e projet d’innovation labellisé par Valorial : rencontre avec Célina Avignon, Chef de projet Recherche et Innovation France chez Solina, porteur de ce projet lauréat du FUI 24, avant le kick-off meeting du 8 février prochain.
 
Quel est l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
Le vieillissement de la population est un enjeu sociétal majeur Au niveau mondial, les perspectives chiffrent la population de plus de 60 ans à 2 milliards de personnes en 2050 contre 629 millions aujourd’hui. Parallèlement, le nombre de personnes âgées dépendantes augmente avec le vieillissement de la population : les projections prévoient une augmentation de 35% à l’horizon 2030 et de 100% à l’horizon 2060.
Pour les séniors, l’alimentation est un levier stratégique pour maintenir un bon état de santé et autonome le plus longtemps possible. La couverture des besoins en nutriments n’est pas son seul bénéfice, elle est aussi source de plaisir, que ce soit au travers des activités qu’elle génère, du partage qu’elle permet, et du plaisir associé à la dégustation en tant que telle.
L’objectif du projet AAginov est donc de répondre à l’évolution du marché en développant une gamme de solutions culinaires adaptées aux besoins spécifiques de ces populations et à l’évolution de leur physiologie sensorielle et digestive. Il s’agit de solutions culinaires gourmandes et de haute qualité nutritionnelle, parfaitement caractérisées pour répondre aux besoins et attentes des seniors mais aussi des cuisiniers en EHPAD.
 
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées attendues ?
Le caractère innovant du projet réside à la fois dans la composition du consortium que dans les usages des nouvelles solutions culinaires qui seront mises au point. En effet le consortium intègre toute la filière depuis le producteur d’ingrédient jusqu’à l’usager final en passant par le formulateur. Enfin les solutions culinaires qui seront développées doivent croiser les dimensions gourmandes et satisfaire des exigences de haute qualité nutritionnelle et ce via de nouvelles formulations et du sourcing encore jamais réalisés jusqu’ici. 
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Le projet a été retenu en novembre 2017 à l’Appel A Projet du FUI24. Il sera lancé le 8 février prochain, jour du kick-off meeting avec l’ensemble des partenaires du consortium.
 
Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
Comme cela a été dit plus haut, le consortium intègre vraiment toute la filière : producteur d’ingrédient, formulateur, cuisinier en EHPAD, CHU, fabricant d’aliments enrichis et les acteurs de la recherche publique… cela permet vraiment de ne rien laisser au hasard dans ce projet ambitieux de R&D ! L’open innovation permet également au projet de prendre de l’ampleur, favoriser les interactions entre les acteurs, et in fine pour les partenaires privés, des retombées économiques de plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires et une vingtaine d’emplois sont envisagées.
 
Contact :
Célina Avignon
Chef de projet Recherche et Innovation France
Solina Group
 
 
Fiche technique du projet AAGINOV :
Titre du projet : Développement de solutions innovantes et gourmandes pour lutter contre la dénutrition des seniors.
Porteur : GROUPE SOLINA
Consortium : COOPERL INNOVATION (22), INRA QuaPA (63), GRSA (44), ESA ANGERS (49), ADRIA DEVELOPPEMENT (29), SODIAAL (56 & 70)...
Type de projet : FUI
Axe Thématique : Nutrition Santé
Appui au montage du projet : ID2Santé - Hélène Le Pocher
Date début : Février 2018
Date fin : Août 2021
Coût total du projet : 3,5 M€
Aide totale : 1,26 M€
Financeur : Conseils Régionaux & Fond Unique Interministériel (FUI)

L.I.T. Ouest Territoires d’Elevage

L’élevage à vivre ensemble !
A l’occasion du 2e séminaire de socialisation du 18 décembre
Rencontre avec Sandrine Jacolot, Chef de Projet chez Triskalia Innovation, coordinatrice du projet LIT (Laboratoire d’Innovation Territorial) Ouest Territoires d’Elevage.
 
Quel est l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
L’ambition du LIT « Ouest Territoires d’Elevage » est de retisser les liens entre élevage et société dans l’Ouest en tenant compte de la diversité de ses territoires de vie. Cette ambition se décline en un projet de co-construction de nouveaux modes d’élevage, de filières animales et de valorisation des produits animaux qui en sont issus dans trois territoires pilotes représentatifs de la diversité de l’Ouest. L’amélioration du bien-être animal et la réduction des usages d’antibiotiques sont les pivots thématiques de ce renouveau. L’innovation, la traçabilité des pratiques grâce au numérique et la différenciation des produits animaux en sont les vecteurs. C’est une dynamique positive qui verra le jour grâce aux innovations co-développées par tous afin de diffuser le progrès dans un maximum d’élevages répartis dans tous les territoires de l’Ouest et au-delà, dans le reste de la France
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées attendues ?
Le travail en open innovation associant toute la filière jusqu’au consommateur dès la génèse des innovations est un des caractères innovants de ce projet. Co-construire avec l’ensemble des parties prenantes doit être gage d’une acceptabilité plus grande des innovations. Et on parle ici de toutes les catégories d’innovation : agronomique, zootechnique, biologique, technologique, numérique, organisationnelle aux niveaux individuel et collectif de la filière et/ou du territoire, liée au produit… et ce quelle que soit leurs origines ! : Innovations « top-down » issue de la recherche fondamentale ou « bottom-up » trouvant son origine dans les pratiques innovantes des acteurs… ou encore innovation « endogène » ou « exogène » issues soit de pure players soit d’acteurs aujourd’hui extérieurs au monde de l’élevage.
La participation active de tous les acteurs (usagers directs et indirects) est un élément clef du bon fonctionnement du LIT et de la réussite des actions menées en son sein. Usagers directs et indirects seront impliqués dans la gouvernance et dans toutes les phases des actions, de leur initiation à leur déploiement.
En pratique, nous avons retenu trois territoires pilotes qui seront des terrains de test à partir desquels il sera possible d’étudier les conditions de diffusion des démarches de progrès à d’autres territoires de l’Ouest de la France et au-delà.
 
En terme de retombée, les indicateurs de succès dans les territoires pilotes à 10 ans sont au nombre de 4 :
• Maintien des emplois agricoles et agro-alimentaires
• Accroissement de la valeur des productions animales
• Engagement de 100% des éleveurs dans l’outil de valorisation SBEA, dont 50% au moins ont dépassé le niveau de base
• Augmentation substantielle de la confiance des citoyens sur la base d’une enquête annuelle

Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Depuis juin 2017, 1er séminaire de socialisation, nous avons poursuivi l’étude de faisabilité et déposé un dossier dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Intérêt Territoire de Grande Ambition. De nouveaux acteurs nous ont rejoint dans ce projet (lettre de soutien –participation aux groupes de travail) démontrant ainsi l’intérêt de ce projet et la volonté d’avancer ensemble sur ces thématiques Santé et Bien-être animal.
 
Nous organisons le 18 décembre prochain à Nantes notre deuxième séminaire de socialisation, qui nous permet de rassembler l’ensemble des parties prenantes, d’échanger et de co-construire avec tous, les différentes briques du LIT.
D’ailleurs une grande part de ce séminaire sera consacrée à la co-construction d’un outil de valorisation de la Santé et du Bien-être animal.
Pour vous inscire et consulter le programme, cliquez ici.
 
Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ? 
L’essence même du Living-Lab est de travailler en mode collaboratif !! De permettre aux innovations mises en marché de répondre très précisément aux besoins des consommateurs (faire correspondre l’offre et la demande !). Le laboratoire d’Innovation Territorial Ouest Territoires d’Elevage n’aurait donc pas vu le jour sans la collaboration de tous les partenaires, il n’est certes pas toujours évident de mettre toute une filière en action mais c’est le but de ce projet et la réussite de cette collaboration sera un atout décisif pour l’Ouest de la France.
 
Contact :
Sandrine Jacolot
Chef de Projet
Triskalia Innovation
 
Fiche technique du projet :
Acronyme : OUESTEREL
Titre : LIT - Laboratoire Innovation Territorial Ouest Territoires d’Elevage
Porteur : Triskalia
Accompagnement au montage du projet : Valorial
Axes thématiques : Usage et marketing alimentaires & Nutrition Santé Animale
Type de projet : Projet Structurant 2I2A (Initiatives Innovantes en Agroalimentaire et Agriculture)
Date de soutien : Mars 2017
Durée du projet : 18 mois
Coût total du projet : 430 k€
Aide totale : 200 k€
Consortium :
  • TRISKALIA
  • TERRENA
  • AGRIAL
  • IDELE
  • INRA
  • IFIP
  • ITAVI
  • VALORIAL
  • CHAMBRES REGIONALES AGRICULTURE (BZH, PDL, NDIE)
  • IRSTEA
  • AGROCAMPUS OUEST
  • ONIRIS
Financeurs : FranceAgriMer / Programme Investissement Avenir

Sens’Alg

Rencontre avec Hélène Marfaing, du CEVA (Centre Européen de Valorisation des Algues) pour faire un bilan de ce projet d’innovation industriel pré-compétitif visant à accompagner la mise en marché des algues, en favorisant leur utilisation comme PAI par les IAA.
 
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ? 
Le projet Sens’Alg est un projet pré-compétitif, non concurrentiel destiné à soutenir le développement de la filière algues (algoculture de macroalgues) et accompagner la mise en marché des produits au travers du développement de produits alimentaires intermédiaires.
C’est un projet collaboratif qui a été labellisé par Valorial. Il a regroupé différents centres techniques et un pool d’industriels. Il avait pour ambition de mettre autour de la table des producteurs d’algues, des premiers transformateurs, des centres techniques, des conseillers culinaires et des industriels de l’agro-alimentaire afin de développer l’utilisation de l’algue en alimentaire, de structurer l’offre produit algues et de concevoir les produits aux algues intermédiaires de demain pouvant alimenter les chaînes des industriels agro-alimentaires.
 
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées ?
L’innovation a porté sur 2 points :
- le développement d’algues prêtes à l’emploi par les industriels en utilisant différentes technologies utilisées en agro-alimentaires : découpe, blanchiment, surgélation, mise sous atmosphère modifiée, pasteurisation et stérilisation, deshydratation.
- la caractérisation microbiologique, nutritionnelle, organoleptique, technologique et intérêt culinaire des algues brutes et transformées.
 
Grâce à toutes les informations générées par le projet, il a permis :
- d’une part d’accompagner les producteurs d’algues dans la mise en marché de leurs produits : temps de stockage, type de blanchiment, découpe, traitement de stabilisation ;
- d’autre part de faciliter l’utilisation de ces différentes espèces d’algues ou algues traitées stabilisées par les industriels de l’agroalimentaire en fournissant des fiches produits complètes, des recettes et des éléments de marketing pour la mise en marché des produits alimentaires développés en dehors du projet par les partenaires.
 
Tous les éléments d’information sont donc maintenant disponibles :
- pour transformer les algues pour en faciliter leur utilisation par les clients et gagner en valeur ajoutée après mise en place des outils de transformation industrielle ;
- pour développer de nouveaux produits intégrant les algues comme légumes en intégrant les usages, les freins et les éléments marketing nécessaires à leur mise en marché et à plus long terme générer du CA additionnel.
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
C’est un projet qui a permis à certains industriels de l’agroalimentaire intéressés par la thématique de prendre de l’avance sur le développement de produits, de mieux maitriser les enjeux techniques de l‘utilisation des algues. Grâce à cette base commune d’information entre les partenaires techniques et les industriels des développements produits vont voir le jour à plus ou moins court terme. Des négociations sont en cours entre fournisseurs d’algues et transformateurs.
 
A l’issue de ce projet est née la collaboration des différentes intervenants techniques au service d’une formation qui sera proposée en 2018 “Innover avec les algues » Catalogue ADRIA 2018. Découpe, analyse sensorielle, texture, couleur, résistance au traitement thermique, cuisson à l’huile, cuisson au beurre, association avec des tomates, le travail avec les algues n’aura plus de secret pour vous.
Côté CEVA, nous avons oeuvré pour la diffusion et la valorisation de ces résultats à l’occasion de différents événements :
- ISAP, Nantes 2017
- article dans les cahiers de nutrition et diététique
- article dans la revue IAA
 

Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ? 
Ce projet Sens’Alg (2014-2016) a été labellisé par Valorial. Je tiens d’ailleurs à souligner la réactivité, la qualité du suivi et le soutien apporté par Cécile Vauchez, conseillère territoriale au sein de Valorial à l’époque qui a considérablement oeuvré pour la bonne réussite de ce projet.
 
Ce travail collaboratif s’est réalisé avec 5 partenaires techniques « main dans la main ». Il est important de souligner l’étroite collaboration qui s’est nouée entre le CEVA, l’ADRIA, Vegenov, ID Mer et le Centre Culinaire Contemporain. Tout le monde a travaillé en totale transparence en sachant bien que de transmettre un peu de son expertise au sein du projet permettait d’enrichir le projet et non pas de se « dépouiller » de ses connaissances. Bien que le CEVA soit le centre technique dédié aux algues, il a besoin de la compétence de tous pour offre une offre complète de prestation pour les industriels. Cette collaboration constructive et positive a été remarquablement perçue par les industriels du consortium.
 
Le consortium des partenaires industriels qui comprend à la fois des producteurs d’algues et de plantes, des premiers transformateurs ainsi que des industriels de l’agroalimentaire utilisateurs de demain a permis de discuter sur toute la filière, les problématiques de ressources, les engagements de mise en production ainsi que les circuits d’approvisionnement.
 
 
Contact :
CEVA
Hélène MARFAING 
Chef de projet agroalimentaire et nutrition / Food Applications Manager
email : helene.marfaing ceva.fr
Tel : +33 (0)2 96 229 350
 
Fiche technique du projet SENS’ALG :
Titre du projet : Développement de PAI à destination des industriels de l’agroalimentaire. Caractérisation et usage des algues bretonnes.
Porteur : CEVA (CENTRE D’ETUDE ET DE VALORISATION DES ALGUES)
Type de projet : Précompétitif
Axe Thématique : Ingrédients fonctionnels
Date début : Janvier 2014
Date fin : Juillet 2016
Coût total du projet : 722 000 €
Aide totale : 394 000 €
Consortium : IDMER, VEGENOV, ADRIA DEVELOPPEMENT, CENTRE CULINAIRE CONTEMPORAIN, CLUSTER BRIT’INOV
Financeur : Conseil Régional de Bretagne, Conseil départemental du Finistère, Quimper Bretagne Occidentale, Conseil départemental des Côtes d’Armor, Conseil départemental du Morbihan, Lorient Agglomération

DESIRABLE

Bio-raffinerie d’insectes pour contribuer à des systèmes agroalimentaires plus durables.

 
Ses résultats seront présentés lors du colloque Insectinov2 les 10, 11 & 12 octobre 2017 à Romainville. L’occasion de faire un point avec Samir Mezdour, Chercheur à AgroParisTech, sur ce projet « recherche » visant à concevoir une bio-raffinerie d’insectes pour contribuer à des systèmes agroalimentaires plus durables.
 
 
Quel étaient les enjeux et l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
Les insectes représentent plus d’un million d’espèces, au sein des arthropodes, et constituent une source inépuisable de composés valorisables pour des secteurs tels que l’agroalimentaire. 
L’enjeu est de préparer techniquement l’émergence de la filière de production des ingrédients issus d’insectes destinée à l’alimentation animale et humaine.
Le projet DESIRABLE, autour de la conception d’une bioraffinerie d’insectes pour contribuer à des systèmes agroalimentaires plus durables, se propose ainsi de couvrir les problématiques de sous-valorisation de coproduits de biomasse, et de production locale de ressources riches en protéines, par un procédé de bioconversion par les insectes en protéines, adaptées à l’alimentation d’animaux. Il intègre une vision globale de la filière, de l’utilisation des déchets organiques jusqu’à la consommation de poissons et volaille
 
Quel est son caractère innovant ?
C’est un projet innovant de valorisation de la « source insecte » pour l’élaboration de nouveaux produits et d’ingrédients protéiques à base de larves d’insectes ou de protéines à haute valeur ajoutée, destinés aux marchés de l’alimentation animale ou humaine
 
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
Pour l’heure, aucune usine n’a encore atteint l’échelle industrielle ou commerciale. Seuls des pilotes ou démonstrateurs de petite capacité, des usines et des élevages pilotes fonctionnent en Europe, souvent mis sur pied par des entreprises privées. L’idée est, qu’à terme, des unités de production puissent produire plusieurs milliers de tonnes d’insectes chaque année. La faisabilité industrielle à grande échelle et à coûts compétitifs d’une filière de production reste à démontrer.
Le projet se termine le 30 septembre 2017. Le colloque insectinov2 permettra de présenter les principaux résultats des partenaires du projet. Pour cosulter le programme et vous inscrire en ligne, rendez-vous sur www.adebiotech.org/ins2
 
Contact :
Samir Mezdour
UMR GENIAL
AgroParisTech
Centre de Massy
1 avenue des Olympiades
91744 MASSY CEDEX
samir.mezdour agroparistech.fr
 
Site internet du projet : www.projet-desirable.fr
 
 
Fiche technique du projet DESIRABLE : 
Titre du projet : Conception d’une bio-raffinerie d’insectes pour contribuer à des systèmes agroalimentaires plus durables.
Porteur : UMR 1145 GENIAL (GENIE INDUSTRIEL ALIMENTAIRE)
Type de projet : Recherche (ANR)
Axe Thématique : Ingrédients fonctionnels
Date début : Septembre 2012
Date fin : Septembre 2017
Coût total du projet : 2 880 540 €
Aide totale : 1 007 295 €
Consortium :
YNSECT
IPV FOOD
CNRS (LEGS : Laboratoire Évolution, Génomes et Spéciation)
INRA (NUMEA : Nutrition, Métabolisme, Aquaculture)
INRA (Unité Avicole)
INRA (SAS : Sol, Agro et Hydrosystème, Spatialisation)
INRA (ALISS : ALImentation et Sciences Sociales)
INRA (EASM : Elevage Alternatif et Santé des Monogastriques)
IRSTEA
CEA 
Financeur : Agence Nationale de la Recherche
 
Crédits photos : CycleFarms / Ynsect

ACIDROS

Dans quel contexte est né ce projet ?
Depuis la fin des années 2000, certaines pratiques considérées comme douloureuses pour les animaux d’élevage sont pointées du doigt. La pression de la société et des associations de défense du bien-être animal a entrainé de nombreuses réflexions au sein des filières animales pour mettre en place des pratiques plus vertueuses en termes de bien-être animal.
En France, la castration chirurgicale des porcelets mâles est réalisée par la grande majorité des éleveurs. En effet, lors de la maturité sexuelle, la fonction testiculaire entraîne la production d’une phéromone, l’androsténone, qui est stockée dans les graisses et les glandes salivaires. Un deuxième composé, le scatol, produit dans le gros intestin par la dégradation d’un acide aminé (le tryptophane), est également stocké dans les graisses.
Ces deux composés majeurs sont responsables de l’odeur de verrat, perceptibles par le consommateur principalement lorsque les produits sont chauds (lors de la cuisson et dégustation).
La castration physique des porcelets mâles a donc pour objectif d’éviter la production de ces substances odorantes et désagréables.
Face à ce constat et aux enjeux du bien-être, l’Association Régionale Interprofessionnelle Porcine (ARIP) de Bretagne a décidé de privilégier l’option « élevage de mâles entiers » et a coordonné de 2010 à 2016 deux projets de Recherche et Développement : DROSME (Détection Rapide Odeurs Sexuelles Mâle Entier / 2010-2013) et ACIDROS (Application en Conditions Industrielles Détection Rapide Odeurs Sexuelles / 2014-2016) visant à identifier une technique de détection des odeurs de porcs mâle entier sur la chaîne d’abattage.
Pour ces projets, l’ARIP s’est entourée des meilleurs experts : INRA, IFIP, ONIRIS-LABERCA, UNIPORC-OUEST, UNISENSOR, CER groupe et CIP Automation.
 
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées attendues ?
DROSME a été un succès en termes de recherche fondamentale et sur l’identification d’une technique de détection simple, rapide et fiable. Quant à ACIDROS, le projet a mis en évidence toute la complexité de la mise en œuvre industrielle (substrat, performance, traçabilité) au sein de l’abattoir.
A ce stade, les résultats ne présentent pas les performances optimales pour proposer aux abatteurs d’opter pour cette méthode.
Toutefois, ces projets ont permis d’acquérir des connaissances nouvelles pour :
- Améliorer la sélection des animaux sur leur teneur en scatol. Une application en génétique pourrait être étudiée et reste à tester,
- Identifier de nouvelles méthodes d’analyse pour caractériser les odeurs de mâle entier,
- Identifier une technique innovante de traçabilité du sang à l’abattoir
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
La complexité technique que nous avons rencontrée dans le projet ACIDROS est partagée par les autres bassins de production porcine en Europe qui ne disposent pas, non plus à ce jour, de méthode instrumentale opérationnelle à l’échelle industrielle.
Forte de ces années de R&D, la profession porcine a toute la légitimité pour participer activement à une action européenne d’envergure, comme le programme COST IPEMA (Innovative approaches in Pork production with Entire Males / 2016-2020), visant à faciliter le développement des alternatives à la castration chirurgicale.
Les représentants des éleveurs demandent, dans l’idéal de manière collégiale avec les associations de défense du bien-être animal, aux pouvoirs publics de continuer à mobiliser des moyens conséquents pour financer la R&D afin de trouver une solution fiable et pérenne.
 
Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ? 
Ces deux projets ont été menés en mode collaboratif. Ils ont permis de partager les compétences de chacun, de resserrer des liens déjà existants avec les partenaires habituels de la filière et d’en créer de nouveaux, importants pour les projets à venir.
Réunir des partenaires de divers horizons (recherche, industries …) autour d’un même projet nous a conduit à développer un langage commun, une vraie collaboration, une recherche des ressources les mieux adaptées dans chaque corps de métier, pour mener à terme les deux projets.
 
Contact : 
Laurie Detrimont
Chargée de mission
Association Régionale Interprofessionnelle Porcine, Bretagne
Tél : 02 99 65 03 01
email : ldetrimont ugpvb.fr
 
Crédit photo : Uniporc Ouest
 
Fiche technique du projet :
Acronyme : ACIDROS
Titre du projet : Application en conditions industrielles de la détection rapide des odeurs sexuelles
Porteur du projet : ARIP (Association Régionale Interprofessionnelle Porcine) Bretagne
Axe Thématique : Qualité et sécurité des aliments
Filière : Viandes et produits carnés
Type de projet : Projet Industriel Pré-Compétitif
Date de labellisation : septembre 2014
Durée du projet : 24 mois
Coût total du projet : 661 603,25 €
Aide totale : 453 223,16 €
Consortium :
ARIP (ASSOCIATION REGIONALE INTERPROFESSIONNELLE PORCINE)
UNIPORC OUEST
IFIP (INSTITUT DU PORC)
LABERCA (LABORATOIRE D’ETUDES DES RESIDUS ET CONTAMINANTS DANS LES ALIMENTS)
Financeurs publics :
Conseil Régional de Bretagne, Conseil Régional des Pays de la Loire, Conseil Départemental des Côtes d’Armor, Saint-Brieuc Agglomération, Rennes Métropole

TexSens

Rencontre avec Annick Tamaro, Enseignant-Chercheur à l’Université de Bretagne Occidentale, pour faire un point sur ce projet collaboratif lancé en avril 2015, à l’occasion de son dernier Comité de pilotage.
 
 
Quels sont les objectifs principaux du projet TexSens ?
Les industriels de l’agroalimentaire sont très attentifs à la texture de leurs produits, ce d’autant plus que cette caractéristique joue un rôle déterminant dans le choix d’un produit et lors de sa dégustation. Mais, les connaissances concernant l’appréciation et l’interprétation des consommateurs pour cet attribut sont floues.
L’objectif de TexSens est donc de comprendre comment les consommateurs adultes perçoivent et évaluent la texture des produits alimentaires.
 
Quel est son caractère innovant ? 
A l’heure actuelle, les recherches concernant la texture ont porté sur ses mesures physico-chimiques ou sur des catégories particulières d’individus (notamment les jeunes enfants ou les personnes vieillissantes voire dépendantes).
A l’inverse, peu de recherches ont porté sur la dimension émotionnelle de la texture ou sur la signification de celle-ci pour les consommateurs adultes et aucune ne s’est intéressée au consommateur « néophyte » français.
Ce projet va donc apporter aux entreprises partenaires des informations leur permettant d’optimiser leur politique R&D et de mieux communiquer en direction des consommateurs.
 
Où en êtes-vous actuellement ?
Après avoir mené des études qualitatives et quantitatives concernant la sémantique de certains termes relatifs à la texture, nous nous intéressons maintenant à la façon dont les consommateurs voient différents types de texture. Tel est le but de la phase « oculométrie ». Le principe de cette méthode est de présenter des images de textures à un répondant tout en filmant ses yeux. Ceci permet de connaître le parcours de son regard et de mesurer le temps passé sur l’image et sur les différents points de celle-ci. Couplée à un questionnaire et un débriefing avec le participant, cette analyse objective va donner l’occasion d’identifier les éléments visuels de la texture importants pour le consommateur, leurs caractéristiques et leurs significations.
Parallèlement, les évaluations et les perceptions des consommateurs concernant des produits/matrices sélectionnés font l’objet d’un croisement avec des mesures instrumentales. Cela va conduire à une corrélation entre les mesures physiques et la perception du consommateur, afin de définir des seuils d’acceptabilité.
 
Vous êtes engagé dans ce projet précompétitif avec plusieurs partenaires. Innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
Les partenaires « recherche » du projet ont chacun des expertises spécifiques, qui sont complémentaires. L’évaluation de la texture est souvent mesurée via des études sensorielles ou hédonistes. Le partenariat permet d’associer l’approche et l’étude consommateur naïf à des données objectives (visualisation de la texture et analyses physico-chimiques).
En outre, le fait d’inclure des partenaires industriels dans ce projet favorise la prise en compte des objectifs opérationnels et économiques dans le projet. Toutefois, le fait que certains d’entre eux soient concurrents implique une grande neutralité dans la présentation et la discussion des résultats.
 
Contacts : 
 
Université de Bretagne Occidentale
Annick Tamaro / Patrick Gabriel
 
 
 
 
 
 
Fiche technique du projet : 
 
Le projet de recherche TexSens vise à mieux comprendre l’importance et la signification de la texture d’un produit alimentaire pour le consommateur.
Il est dirigé par le laboratoire d’économie et de gestion de l’UBO (LEGO), en partenariat avec IMT Atlantique, le centre d’expertise agro-alimentaire Adria Développement et un consortium de 7 industriels.
 
Acronyme : TexSens
Titre du projet : Perception cognitive et émotionnelle de la texture des produits alimentaires par les consommateurs et corrélation avec les mesures instrumentales.
Porteur du projet : Université Bretagne Occidentale - LEGO (Laboratoire d’Economie et de Gestion de l’Ouest)
Axe Thématique : Usages & marketing alimentaires
Type de projet : Projet Industriel Pré-Compétitif
Date de labellisation : avril 2015
Durée du projet : 36 mois
Coût total du projet : 581 870 €
Aide totale : 316 891 €
Consortium :
UBO - LEGO (Laboratoire d’Economie et de Gestion de l’Ouest)
IMT ATLANTIC (ex Telecom Bretagne)
ADRIA DEVELOPPEMENT
POULT
PATISSERIES GOURMANDES
DIANA NATURALS
LESIEUR
GARTAL MAREVAL
TIPIAK PLATS CUISINES SURGELES
Financeurs publics :
Conseil Régional de Bretagne, Conseil Départemental du Finistère, Quimper Bretagne Occidentale

MoNArc

Rencontre avec Hugues Guichard, Responsable Projet à l’IFPC à l’occasion du kick-off meeting du projet MoNArC.
 
 
Quel est l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
La filière des Calvados cherche à dynamiser son secteur de vente par la mise sur le marché de produits aux caractéristiques plus fruitées qui doivent permettre de diversifier les modes de consommation (apéritif, cocktail), et de moderniser l’image du produit en cassant le cliché d’eau-de-vie agressive. Cette volonté s’est traduite par une adaptation des cahiers des charges des appellations d’origine contrôlée. Le projet MoNArC a pour objectif de définir des itinéraires technologiques en fonction de la cible visée pour le marché. L’Institut Français des Productions Cidricoles (IFPC), centre technique de la filière cidricole, le GIP LABEO laboratoire d’analyse dans le secteur, l’Université de Caen Normandie (unité ABTE EA4651) ainsi que les 5 entreprises, Distillerie Busnel SAS, Spirit France Diffusion, Domaine du Coquerel SA, Château Du Breuil et Théo Capelle EURL, se sont associés pour conduire ce projet collaboratif clé pour la filière. 
 
 
Quel est son caractère innovant et les retombées attendues ?
Le projet MoNArC permettra de dégager des leviers technologiques en vue d’un pilotage spécifique de l’élaboration des cidres de distillation, mais également d’orienter le choix des moments de distillation et des caractéristiques de cette étape. Ainsi, ces outils permettront de mieux répondre aux attentes du marché en augmentant le fruité des Calvados pour produire des Calvados de qualité, de haut de gamme pour rajeunir son image.
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Le projet MoNArC vient de débuter en ce début d’année 2017, grâce aux financements de la Région Normandie, de FEDER Normand, et des interprofessions que sont l’IDAC et l’UNICID. Ainsi, des premiers travaux de conduites de fermentation ont été engagés. La mise en place d’un dispositif d’évaluation sensorielle est également en cours afin de caractériser les Calvados.
 
Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
La filière cidricole, et notamment celle des Calvados, est une petite filière au regard d’autres secteurs des boissons. Il est donc impératif de réunir les structures travaillant dans le domaine et de ne pas disperser les moyens alloués à la recherche. Utiliser la synergie et la complémentarité de structures travaillant dans le domaine cidricole est donc un point incontournable afin d’être le plus efficace possible dans l’innovation.
 
 
Contact :
Hugues GUICHARD
IFPC
Responsable Projet, Ingénieur R&D
Chef de file du projet MoNArC
hugues.guichard ifpc.eu
 
Fiche technique du projet : 
Acronyme : MoNArC
Titre du projet : Modulation des Notes Aromatique des Calvados : Maîtrise des notes aromatiques fruitées par de nouvelles opérations technologiques
Porteur du projet : IFPC
Axe Thématique : Qualité et Sécurité des aliments
Type de projet : Projet Industriel Pré-Compétitif
Date de labellisation : septembre 2016
Durée du projet : 48 mois
Coût total du projet : 992 683,35€
Aide totale : 806 930,04€
Consortium :
IFPC
GIP LABEO
Université de Caen Normandie, unité ABTE EA4651
Distillerie Busnel SAS
Spirit France Diffusion
Domaine du Coquerel SA
Château Du Breuil
Théo Capelle EURL
Financeurs publics :
Conseil Régional de Normandie, FEDER Normandie, IDAC, UNICID
 
 
Crédit Photo : IDAC

MEATyL@b

MEATyL@b vient d’être retenu à l’appel à projets du FUI. Rencontre avec Hélène Féchant, Digital Manager chez Solina, porteur de ce projet d’innovation, avant le kick-off meeting du 31 mai prochain.
 
 
Valorial : Dans quel contexte est né ce projet d’innovation ?
Hélène Féchant : Les changements de formule des produits agroalimentaires impliquent aujourd’hui la gestion d’une quantité massive d’informations dans des domaines très divers comme le goût, la texture, la nutrition, la sécurité des aliments, les cahiers des charges des distributeurs, les règlementations nationales, la traçabilité, les procédés et les coûts de fabrication. Dans un environnement concurrentiel de plus en plus fort, mondialisé, réglementé et connecté chaque industriel doit être en capacité de réagir le plus rapidement possible pour s’adapter au marché.
Au niveau international, le marché des produits carnés voit apparaître aujourd’hui une tendance forte de végétalisation des produits par une substitution partielle ou totale des protéines animales par d’autres sources de protéines. Les travaux conduits ces dernières années permettent aujourd’hui aux acteurs du marché de proposer des solutions aux propriétés nutritionnelles et fonctionnelles permettant de produire des aliments de plus en plus proches des produits carnés initiaux (steaks, saucisses, burgers,…). Solina a d’ailleurs présenté au CFIA 2017 des burgers végétariens, réel succès technique et commercial.
 
Pour accélérer le développement de solutions alimentaires innovantes, permettant d’introduire de nouveaux ingrédients végétaux avec une parfaite maîtrise du processus de formulation et la texture des aliments obtenus, le défi majeur est la capacité à intégrer, lier et exploiter l’ensemble des données et connaissances. Aujourd’hui, la puissance des outils informatiques offre de nouvelles opportunités pour l’agrégation des connaissances et leur modélisation.
 
Quels sont les objectifs principaux de ce projet ?
Le projet MEATyL@b a pour ambition d’associer des innovations alimentaires (ingrédients texturants naturels) et numériques (outils d’aide à la formulation basées sur des technologies du « cloud computing » et du « big data ») pour créer des solutions alimentaires « intelligentes » à base de protéines végétales fonctionnelles innovantes (issues de tourteaux de tournesol) pour des applications charcutières (émulsion pate fine type knack, tartinables…). Ses objectifs sont les suivants, autour de 3 axes :
 
Conception d’ingrédients à base de protéines végétales, avec : 
- Extraction, purification et fonctionnalisation de nouvelles protéines de tournesol
- Caractérisation des protéines végétales dont le tournesol et définition des applications alimentaires spécifiques potentielles de ces protéines
 
Conception d’outils numériques d’aide à la formulation, avec :
- Constitution d’une base de connaissances basée sur la caractérisation des propriétés de nombreux ingrédients végétaux
- Elaboration d’une ontologie de la texture alimentaire en charcuterie inédite à ce jour
- Développement d’outils numériques basés sur des technologies du « cloud computing » et du « big data » permettant d’accélérer le processus de formulation des aliments
- Développement d’un livre de connaissances de la charcuterie ouvert à la filière, à travers une plateforme web
 
Développement de nouveaux produits et applications charcutières, avec :
- Test des outils numérique et mise au point de formulations modèles à l’échelle laboratoire avec des échantillons sélectionnés
- Formulation et caractérisation des modèles de produits carnés, analyses des résultats
 
Les retombées prévisionnelles attendues sont de 35 M€ de CA additionnel en 2023, et en cumulé, 275 M€ de CA et 107 emplois générés grâce au projet, sur la période 2021-2026, pour l’ensemble des partenaires du consortium.
Le kick-off meeting du projet aura lieu le 31 mai prochain.
 
Contact : 
Hélène Féchant
Digital Manager
Groupe Solina
33 (0)2 23 41 33 71
helene.fechant solina-group.fr

 
Fiche technique du projet :
Nom du projet : MEATyL@B
Titre du projet : Solutions numériques et alimentaires innovantes d’aide à la formulation pour la filière charcutière
Porteur : Groupe Solina
Accompagnement au montage : Roland Conanec - CBB Capbiotek, Valorial
Axe Thématique : Ingrédients fonctionnels
Type de projet : Projet Industriel Compétitif (FUI)
Date de labellisation : mars 2016
Durée du projet : 36 mois
Coût total du projet : 5,064 M€
Aide totale : 1,934 M€
Consortium :
• ACSystème
• ADRIA
• AVRIL
• Hénaff
• INRA BIA
• INRA UMR IATE, I2M et MIA
• NOVELIOS
• SOLINA
Financeur : Etat / Fonds Unique Interministériel
 
 
Crédit photo : Groupe Solina / Abea

GAIA

GAIA : protéines végétales, équilibre nutritionnel & plaisir gourmand
 

Une gamme de produits 100 % végétale et sans gluten arrive sur le marché après 2 ans de recherche collaborative. Rencontre avec Virginie Le Port, Chef de Produit Sénior « Traiteur et Traiteur de la Mer » chez Guyader Gastronomie, porteur de ce projet d’innovation.
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
Le projet d’innovation avait pour objectif de développer un PAI et des solutions repas innovantes alliant protéine végétale, équilibre nutritionnel et plaisir gourmand.
Le partenariat entre Guyader Gastronomie, la société Créa Nature, spécialisée dans la production de spécialités céréalières, et ADRIA Développement, expert en nutrition, a permis de créer un partenariat propice au projet GAIA pour le développement d’une offre nutritionnelle végétale et innovante.
Cette offre répond aux attentes de consommateurs soucieux de leur équilibre alimentaire en attente d’une nutrition de plus en plus végétale (fléxitarisme).
 
 
Quel est son caractère innovant et quelles sont les retombées attendues ?
Fruit de 2 ans de recherche entre Guyader, Créa Nature et ADRIA Développement, ces farines végétales nommées "Légumina" représentent l’alliance entre les légumineuses et les céréales.
Elles ont la particularité d’être :
- Composées à 20% de protéines végétales (contre environ 10% pour une farine classique).
- Naturellement formulées "sans gluten" et de contribuer à limiter les risques d’allergies alimentaires.
- Fabriquées à Tourc’h (29), à quelques kilomètres de nos ateliers.
- 100% issues de l’Agriculture Biologique
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
Les farines "Légumina" ont constitué le socle d’une offre de produits 100% végétale, "sans gluten" et gourmande, alliant bien-être et plaisir.
Aujourd’hui cette offre est commercialisée en grande distribution, en circuits bio et en restauration hors-domicile.
Une quinzaine de références sont proposées : des bread cakes, des cakes salés, des soupes individuelles, des petits plats, des porridges et des crèmes desserts.
Notre objectif est de déployer et de développer cette offre en phase avec les attentes des consommateurs de demain.

Innover en mode collaboratif, avec plusieurs partenaires, cela représente quoi pour vous ? 
Des projets complexes comme le projet GAIA ne peuvent pas émerger sans l’association d’expertises techniques et pointues. C’est en associant le savoir-faire de Créa Nature, la vision produit et marché de Guyader Gastronomie et l’expertise en nutrition de ADRIA Développement que ce projet a pu aboutir avec succès.
 
Contact :
Virginie Le Port
Chef de Produit Sénior « Traiteur et Traiteur de la Mer »
GUYADER GASTRONOMIE 
Tél : +33 (0) 2 98 57 52 54
virginie.leport guyader.com
Télécharger :
 
Fiche technique du projet
Acronyme : GAIA
Titre du projet : Développement de PAI et de solutions repas innovantes alliant protéines végétales, équilibre nutritionnel & plaisir gourmand
Porteur du projet : GUYADER GASTRONOMIE
Axe Thématique : Nutrition santé
Type de projet : Projet Industriel Compétitif
Date de labellisation : décembre 2011
Durée du projet : 33 mois
Coût total du projet : 306 360,00 € 
Aide totale : 183 325,00 €
Consortium :
GUYADER GASTRONOMIE
CREA NATURE
ADRIA DEVELOPPEMENT
Financeurs publics :
CONSEIL REGIONAL DE BRETAGNE
CONSEIL DEPARTEMENTAL DU FINISTERE
QUIMPER COMMUNAUTE
 

Téléchargez :

  • Plaquette commerciale - Guyader - Les recettes végétales - Déc. 2016
    Télécharger
  • Dossier de presse - Guyader - Lancement Offre Végétale - Déc. 2016
    Télécharger

Tank2020

 
Tank2020, le tank à lait du futur
 
Lancé le 1er février dernier, dans le les locaux de Serap, ce projet collaboratif prépare le tank à lait du futur et vise une diminution considérable des coûts énergétiques de fonctionnement. Rencontre avec Stéphane Bineau, Directeur R&D de Serap Industries, porteur du projet et Joanna Herrera, Animatrice du programme « éco énergie lait » au GIE Elevages de Bretagne.

Dans quel contexte est né ce projet d’innovation collaboratif ?
Joanna Herrera : Pour atteindre un objectif de limitation du réchauffement climatique inférieur à 2°C, le Conseil européen a fixé fin 2014, au niveau européen, une ambition forte de réduction des émissions de gaz à effet de serre connu sous le nom de « paquet Énergie-Climat 2030 ». Les modèles de production agricole issus du XXème siècle doivent être adaptés à la nouvelle donne climatique et énergétique. A l’échelle française, la Loi sur la Transition Énergétique pour la Croissance Verte impose également des objectifs ambitieux en termes d’efficacité énergétique. Le secteur agricole constitue à ce titre une cible primordiale en termes de progrès sur l’efficacité énergétique et la réduction des émissions directes de gaz à effet de serre.
8e pays producteur de lait dans le monde, la France est une référence dans le domaine laitier. Elle a su créer une filière d’excellence. Les producteurs de lait ont su s’adapter aux évolutions. Les collecteurs et transformateurs ont développé des marques régionales, nationales ou internationales qui font référence (Paysan Breton, Président, Danone, Candia,…). Les industriels de l’inox ont développé un savoir-faire reconnu mondialement dans leur métier de fabrication de matériels destinés à la collecte et à la transformation (Magyar, ETA, Goavec, Boccard, SERAP).
 
Pour qu’elle puisse conserver son statut de « filière d’excellence », elle doit être capable d’anticiper et de s’adapter aux facteurs de l’environnement qui évoluent constamment (volatilité croissante des prix du lait et des intrants, attentes sociétales de plus en plus fortes sur les aspects économie d’énergie et développement durable, évolution de la réglementation, …) et rester ainsi compétitive.
 
Avec 35 à 45 % de la consommation totale d’électricité des exploitations agricoles laitières, le refroidissement du lait par le tank est le premier poste de consommation d’électricité. La production d’eau chaude pour le nettoyage de la machine à traire et du tank à lait est le second poste de consommation d’électricité, avec 25 à 40 % de la consommation totale des élevages.
 
De plus, en cohérence avec les objectifs de limitation du réchauffement climatique cités précédemment, des réglementations spécifiques imposent des évolutions importantes pour le secteur des équipements frigorifiques, climatisation et pompes à chaleurs. Ce règlement impose des évolutions drastiques dans l’usage des fluides frigorigènes fluorés, qui sont pour la plupart de fort gaz à effet de serre.
 
La combinaison de cette pression réglementaire et de l’attente des donneurs d’ordres oblige les fabricants de matériel à concevoir des solutions nouvelles, basées sur des fluides à faible PRG, tout en augmentant la performance saisonnière. C’est dans ce contexte que le projet « TANK A LAIT 2020 » a vu le jour, afin de répondre à ces enjeux et proposer des solutions durables pour l’agriculture de demain.

Quels sont les objectifs du projet ?
Stéphane Bineau : Tank à lait 2020 est un projet majeur qui vise à réduire drastiquement les consommations électriques issues du réseau de distribution en mettant en oeuvre un bouquet de solutions qui associent nouvelles techniques (nouveau fluide de réfrigération), nouvelles technologies (modèle numérique de consommation du tank, mesures en continu de certains paramètres du lait, stockage d’énergie, contrôle commande avancé), solutions de réduction de consommation d’énergie (pré-refroidissement, récupération de chaleur,…) et production d’énergies renouvelables. Il a pour objectifs de :
- Réduire de 80% la consommation annuelle d’électricité issue du réseau de distribution électrique pour les usages froid et chaude de la salle de traite,
- Refroidir efficacement le lait en s’adaptant aux évolutions des exploitations laitières (augmentation de taille des exploitations, tanks de plus en plus grands, robotisation, …)
- Effacer totalement les consommations en heures de pointe
- Supprimer l’utilisation de fluides frigorigènes à fort PRG (Potentiel de Réchauffement Global)
- Concevoir un tank à lait autonome en énergie pour les pays en voie de développement,
 
Enfin, d’un point de vue environnemental, l’enjeu, au niveau national, est de réduire de 755 GWh/an les consommations d’électricité (si toutes les exploitations laitières françaises s’équipent de cette solution), et de 68 000 tonnes de CO2/an les rejets de GES2 dans l’atmosphère.
 
Quelles sont les prochaines étapes ?
Stéphane Bineau : Le projet est organisé en six grandes étapes. Les trois premières étapes vont permettre aux partenaires d’avoir une vision prospective de l’évolution du refroidissement à la ferme à moyen terme et de sélectionner les pistes d’amélioration qui seront intégrées au « Tank à lait 2020 ». A partir de ce travail, un prototype sera conçu et testé en laboratoire lors de la quatrième étape, puis une première présérie sera testée en conditions réelles (ferme expérimentale et exploitations agricoles classiques) lors de la cinquième étape.
Une fois le produit validé suite aux essais des préséries, la sixième et dernière étape permettra son industrialisation.
 
Contact :
Joanna HERRERA
GIE Elevages de Bretagne
Tél : 02 23 48 29 03
j.herrera gie-elevages-bretagne.fr
 
 
 
Fiche technique du projet
Acronyme : Tank2020
Titre du projet : Conception et développement d’un tank à lait « nouvelle génération » économe en énergie et répondant aux contraintes de la collecte et de la transformation laitière.
Impact sur le développement durable
Porteur du projet : SERAP INDUSTRIES
Axe Thématique : Technologies innovantes
Type de projet : Projet Industriel Compétitif
Date de labellisation : octobre 2015
Durée du projet : 46 mois
Coût total du projet : 2 940 507,00 € 
Aide totale : 929 137,00 €
Consortium :
SERAP INDUSTRIES
POLE CRISTAL
GIE ELEVAGES BRETAGNE
IDELE (INSTITUT DE L’ELEVAGE)
LAITA
LACTALIS GESTION LAIT
Financeurs publics :
Ademe, PIA (Programme d’Investissements d’Avenir), Conseil Régional de Bretagne, Conseil Régional des Pays de la Loire
 



 
 
 
 

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NutGen

 
La data au service de la performance nutritionnelle et génétique des élevages laitiers
 
Rencontre avec Johann Barbier, Data manager chez Evolution à l’occasion du kick-off meeting du projet lauréat de l’AAP Croisement de filières 2016 de la Région Bretagne*, le 27 janvier dernier à We’Nov, chez Neovia.

 
Quel est l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
Evolution, leader français en génétique, reproduction animale et monitoring, Neovia, leader de la nutrition et santé animales sur le plan mondial et le Laboratoire de Mathématiques de Bretagne Atlantique de l’Université de Bretagne-Sud, laboratoire de référence en statistique appliquée, mobilisent leurs compétences et leurs expertises pour améliorer la compétitivité des élevages laitiers. Le projet NutGen a pour objectif d’optimiser la gestion et la valorisation des données issues des élevages laitiers pour en améliorer dans un premier temps les performances nutritionnelles et génétiques. A plus long termes, le projet aboutira à un ensemble d’outils et de services permettant aux éleveurs laitiers un pilotage optimal et un gain de rentabilité de leur élevage. 
 
Quel est son caractère innovant et les retombées attendues ?
Le projet NutGen propose une approche globale qui permet à la fois d’agir sur l’ensemble des leviers de pilotage pris indépendamment mais aussi d’implémenter une stratégie optimale qui agira de manière coordonnée sur l’ensemble des leviers. La valeur ajoutée pour l’éleveur réside alors dans une optimisation de la rentabilité de son élevage grâce à un meilleur pilotage.
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
Le projet NutGen vient d’être sélectionné à l’Appel à Projet 2016 "Innovation collaborative au croisement des filières" de la Région Bretagne. La prochaine étape est de continuer les travaux de recherche récemment engagés avec nos partenaires.
 
Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
Parce que le défi du pilotage compétitif des élevages est par nature complexe car multiparamétrique, développer une solution pertinente et efficace à destination des éleveurs ne peut se faire que sous un mode collaboratif en réunissant autour de la table des compétences et des expertises complémentaires. Innover en mode collaboratif nous permet, dans le cadre précis de ce projet, de proposer une solution globale aux éleveurs. D’autre part, mener un tel projet, nous permet de structurer encore un peu plus notre éco-système d’innovation en région pour de futurs projets.
 
Contact : 
Johann BARBIER
Data manager
Evolution,
Chef de file du projet NutGen
johann.barbier evolution-xy.fr
 
*Appel A Projets L’innovation au Croisement de filières du Conseil Régional de Bretagne/FEDER Bretagne, relancé en 2017 : + d’infos ici
 
Fiche technique du projet 
Acronyme : NUTGEN
Titre du projet : Développement d’une plateforme de gestion et valorisation de données destinée à l’amélioration des performances nutritionnelles et génétiques des vaches laitières.
Impact sur le développement durable
Porteur du projet : UNION EVOLUTION
Axe Thématique : Nutrition santé
Type de projet : Projet Industriel Compétitif
Date de labellisation : juin 2016
Durée du projet : 36 mois
Coût total du projet : 1 048 677,00 €
Aide totale : 379 565,00 €
Consortium :
UNION EVOLUTION
NEOVIA (EX-INVIVO NSA)
UMR 6205 LMBA (LABORATOIRE DE MATHEMATIQUES DE BRETAGNE ATLANTIQUE)
Financeurs publics :
Conseil Régional de Bretagne, FEDER Bretagne
 

Quapores

Quapores, pour garder la patate !
 
 
Rencontre avec Jean-Eric Chauvin, de l’INRA, Responsable Scientifique du projet Quapores, dont la réunion de clôture a eu lieu le 6 décembre dernier. 

 
Quel est l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
L’objectif du consortium réuni dans le cadre du projet Quapores (INRA IGEPP, Bretagne Plants, Germicopa, Altho, Peny - Groupe D’AUCY) était d’initier un travail de structuration de la filière pomme de terre au niveau Grand Ouest pour qu’à terme chaque utilisateur (qu’il soit consommateur direct ou transformateur IAA) puisse disposer d’une (ou quelques) variété(s), non seulement résistante(s) aux principaux pathogènes et donc plus économe(s) en intrants, mais aussi adaptée(s) aux conditions de production de l’Ouest de la France et répondant parfaitement à ses attentes en termes d’aptitude à l’usage. Il s’agissait dans un premier temps de développer des outils biochimiques d’analyse de la composition des tubercules en lien avec ses aptitudes technologiques puis d’étudier un pool génétique suffisamment large de variétés et d’hybrides pour voir si du matériel végétal pouvait répondre à ce double enjeu d’une agriculture durable : matériel résistant aux bioagresseurs permettant de limiter les traitement phytosanitaires et apte à la transformation industrielle.

Quel est son caractère innovant et les retombées attendues ?
Le caractère innovant du projet est de mettre ensemble pour la première fois des acteurs d’une même filière afin de les faire travailler à l’établissement d’un cahier des charges communs pour des variétés qui correspondraient aux attentes de chacun des acteurs, depuis le producteur de plants jusqu’au consommateur final, en tenant compte également des exigences actuelles du développement d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Des sources de résistance aux différents pathogènes (mildiou, nématodes, bactéries) ont été identifiées par les équipes de recherche de l’INRA de Rennes (IGEPP) chez des espèces sauvages apparentées à la pomme de terre et les gènes ont été introduits par croisements sexués dans l’espèce cultivée. Les hybrides interspécifiques ont été distribués par l’INRA aux sélectionneurs français dont ceux présents en Bretagne (Germicopa et Bretagne Plants) qui les ont utilisés dans leurs plans de croisements et des nouveaux hybrides, porteurs de caractères de résistance innovants, sont désormais proches de l’inscription. Il s’agit de savoir si, parmi ces hybrides, il en existe qui présentent les caractéristiques intéressants les transformateurs industriels et les consommateurs. Outre l’établissement du cahier des charges, le projet devait également permettre de repérer, en étudiant une large gamme de matériel, des génotypes résistants qui pourraient être adaptés à différents usages.
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
La réunion de clôture du projet a eu lieu le 6 décembre 2016. Ce projet qui a duré 3 ans et demi (janvier 2013 à juin 2016) a permis de mettre au point le dosage de 77 composés présents dans les tubercules de pomme de terre (sucres, acides aminés, protéines, nitrate, nitrite, minéraux, phénols, vitamines, glycoalcaloïdes). Ces dosages ont été appliqués pour caractériser les tubercules d’un ensemble de 100 variétés et hybrides proches de l’inscription, présentant des résistances aux pathogènes ou non. Un sous-ensemble de 20 génotypes a été sélectionné sur la base d’une combinaison de critères biochimiques rendant les tubercules propres à la réalisation de chips (forte teneur en matière sèche, faibles teneurs en sucres réducteurs et asparagine) ou de plats cuisinés appertisés (teneur en matière sèche moyenne, faibles teneurs en sucres réducteurs et acide chlorogénique). Les analyses ont été reprises sur les 20 génotypes pendant 3 années consécutives ce qui a permis de cumuler les résultats d’analyse et de prendre en compte un éventuel « effet année ». Parmi les 20 génotypes sélectionnés sur des critères biochimiques, 9 présentent une bonne aptitude à la réalisation de plats cuisinés avec une note globale de 1 (= très bien) sur différents critères intégrant la couleur, le goût, la tenue et la texture. Parmi ces 9 génotypes, un hybride présente un bon niveau de résistance au nématode à kystes Globodera pallida, 2 autres présentent un bon niveau de résistance à Pectobactrium et 3 sont assez résistants au mildiou.
Parmi les 20 génotypes sélectionnés, 8 présentent une bonne aptitude à la réalisation de chips en termes de couleur du produit et avec une teneur an acrylamide inférieure au seuil critique de 1000 ppm. Après une conservation des tubercules au frigo de 8 mois, seules 5 variétés sur 8 sont toujours aptes à la réalisation de chips. Deux d’entre elles présentent un bon niveau de résistance au mildiou.
Des expérimentations complémentaires sur ce matériel végétal doivent maintenant être envisagées par les obtenteurs et industriels concernés pour vérifier son intérêt dans le cadre d’une production nécessitant moins de pesticides en intégrant notamment des données agronomiques et économiques, non prises en compte dans notre étude.

Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ? 
Un tel projet n’aurait pas pu voir le jour et ne serait pas envisageable sans l’implication de plusieurs acteurs de la filière. Chacun a pu profiter de l’expérience et des connaissances des autres et c’est grâce à cette mise en commun que nous avons pu aller aussi loin dans un laps de temps relativement court. Le projet a des retombées sur le plan technique (mises au point de techniques de dosage de différents composés dans les tubercules de pomme de terre), sur le plan de la sélection (identification de caractères ayant une forte composante génétique, étude des corrélations entre les caractères), sur le plan de la transformation industrielle (repérage d’individus aptes à l’usage) et pour le développement d’une agriculture plus durable (individus aptes à la transformation et résistants à certains pathogènes).
Les limites sont le temps que chaque partenaire a pu consacrer à ce projet. En particulier, l’important jeu de données obtenu pourrait être mieux valorisé sur le plan scientifique par des publications. 
 
Contact :
Jean-Eric Chauvin
INRA
Directeur de l’UE RGCO
Directeur adjoint de l’UMR IGEPP
Tél. 02 29 62 63 16
jean-eric.chauvin inra.fr
 
Fiche technique du projet :
Objectif : Qualifier des tubercules de pommes de terre résistantes à différents agents et aptes à la transformation
Axe thématique de Valorial : Microbiologie & Sécurité des Aliments
Appui au montage pour la labellisation : Valorial
Date de démarrage : Janvier 2013 
Date de clôture : Juin 2016
Coût total du projet : 495 000 € 
Aides accordées : 221 000 €
Cofinanceurs : logos financeurs
Porteur : UMR IGEPP - Inra (35)
Partenaires : Bretagne Plants (29), Germicopa (29), Altho (56), Peny (29), Oregon State Université (USA)
 

Modulab

Rencontre avec Gilles Nassy de l’IFIP, partenaire de ce projet d’abattoir hautes technologies, un outil modulaire décliné en 3 versions, livré clé en main. 

 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
L’Ifip qui réalise des audits de petits abattoirs depuis des années avait constaté les difficultés récurrentes auxquelles ils étaient confrontés :
- équipement mal dimensionnés entre eux et peu compatibles (par exemple des équipements d’échaudage largement surdimensionnés entrainent des difficultés d’exploitation et des surconsommations d’eau et d’énergie).
- des équipements trop sophistiqués difficiles à entretenir et à piloter dans ces structures modestes
- une conception rarement correcte des zones de porcherie ou de bouverie ayant des effets négatifs sur le bienêtre animal avant la mise à mort
- des difficultés à maîtriser les coûts d’abattage entraînant bien souvent des pertes d’exploitation des abattoirs malgré des coûts d’abattage dissuasifs pour les circuits courts
- des équipes insuffisamment formées que ce soit sur l’hygiène ou sur le bien-être animal.
 
Pour répondre à ce constat , l’idée de Modulab était de rassembler dans un outil standardisé et les meilleurs équipements et les meilleurs usages afin de garantir à l’exploitant un outil de petite taille mais lui apportant une compétitivité optimales sur 4 critères :
- La maîtrise des coûts d’investissement et d’exploitation
- Une maîtrise de l’hygiène par un PMS et une formation livrée avec l’équipement
- Le respect du bien-être animal par une bonne conception et une formation par l’Ifip des opérateurs
- Un respect de l’environnement par des équipements innovants de maîtrise de l’énergie et des consommations d’eau.

Quel est son caractère innovant ?
Les petits abattoirs étaient conçus sur mesure donc coûteux et sans garantie de bon fonctionnement ni de respect des exigences sanitaires, qualité et bien-être animal.
Modulab propose une solution économique clé en main apportant ces garanties par l’expertise rassemblée chez les concepteurs : Agrocept, Couédic Madoré, Ifip.
Par une conception déjà réalisée, Modulab permet des économies de conception et une rapidité de réalisation. 12 mois à partir de la signature du permis de construire.
Cette offre s’adresse à ceux qui ne sont pas experts dans la conception d’un abattoir et qui préfèrent profiter des garanties de spécialistes que de s’aventurer dans une conception propre d’un outil sur mesure.
A l’heure où les politiques publiques encouragent la fabrication locale et les circuits courts, Modulab offre aux professionnels le moyen de travailler en direct : éleveurs et bouchers, transformateurs, charcutiers…..à un prix très compétitif. Le coût moyen d’abattage à façon devrait être divisé par 2 au moins.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Il existe 3 versions de Modulab : Multi espèces, mono-espèce porc, Mono-espèce bovins-ovins.
Les plans et les chiffrages sont réalisés. Le plan de maîtrise sanitaire est finalisé. Les consommations de fluides et d’énergie sont connues, le coût d’abattage selon les volumes à traiter est établi.
Nous rentrons donc dans une phase de commercialisation. Le premier client en réflexion avancée est un partenaire du projet : Cochonnailles de Haut Bois est une entreprise de transformation à la ferme qui veut se doter du meilleur outil d’abattage pour son usage propre. CHB demande aussi une assistance technique et scientifique pour présenter aux services de contrôle un Plan de Maîtrise Sanitaire et des procédures de Bienêtre animal indiscutables car conçus par des spécialistes.
D’autres contacts sont établis en France pour la construction d’abattoirs publics en remplacement d’anciens établissements. A l’étranger pour des besoins divers : Côte d’Ivoire, Thaïlande.

Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires : innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
L’innovation en mode collectif permet d’associer des compétences complémentaires. Il s’agit de rendre possible la concrétisation d’idées portées par des entrepreneurs mais nécessitant des compétences complémentaires.
Pour être efficace, le consortium doit être léger et très complémentaire. Chacun doit y avoir sa place.
Lorsque la confiance est établie les bénéfices sont énormes car la complémentarité permet d’avancer très vite dans l’innovation. Un vrai esprit d’entrepreneur peut se mettre en place.
Les limites sont celles de tout projet de R&D, la capacité concrétiser réellement l’ambition de départ. Il faudrait sans doute pour cela être plus challengé par les financeurs sur les résultats obtenus que sur les moyens engagés.
 
+ d’infos :
Gilles NASSY
Pôle Viandes et charcuteries
IFIP - Institut du porc
tel : +33 (0)2 99 60 98 41
gilles.nassy ifip.asso.fr
 
Fiche technique du projet MODULAB :
Titre du projet : Abattoir multi espèces modulaire "Low Cost" pour la valorisation des démarches en circuits courts
Porteur : COUEDIC MADORE
Type de projet : Industriel compétitif
Axe Thématique : Technologies innovantes
Date début : mars 2015
Date fin : août 2017
Coût total du projet : 1 959 079,00 €
Aide totale : 221 171,00 €
Consortium :
COUEDIC MADORE
IFIP (INSTITUT DU PORC)
AGROCEPT INGENIERIE
COCHONAILLE DU HAUT BOIS
Financeurs : Conseil Régional de Bretagne, Conseil Départemental des Côtes d’Armor, Saint-Brieuc Agglomération

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Agralid

Vers une évolution durable des pratiques agricoles et des recommandations nutritionnelles

Après trois années de travaux le projet Agralid arrive à son terme. Les résultats seront présentés lors du séminaire final, le 8 novembre prochain à Paris. L’occasion de faire le point avec Jacques Mourot, Directeur de recherche à l’Inra, UMR Pegase, porteur de ce projet ANR.
 
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif soutenu par l’ANR ?
L’un des objectifs du projet AGRALID était d’identifier des filières de productions agricoles durables en mesure de contribuer à l’attente des recommandations nutritionnelles de l’homme, en particulier pour rééquilibrer le rapport entre les acides gras des familles n-3 et n-6.
Ceci a été mis en place en essayant de modifier le moins possible les habitudes alimentaires des consommateurs et en proposant des menus accessibles au plus grand nombre.
 
 
Quel est son caractère innovant ?
Le caractère innovant a été de mettre en place des collaborations entre les spécialistes de la nutrition humaine, de la nutrition animale, de l’environnement et des sociologues.
Pour ce faire, des expérimentations sur animaux ont testé de nouvelles matières premières alimentaires dans le but d’optimiser les résultats notamment en termes de qualité nutritionnelle des produits, d’impact environnemental et de coût de production. L’acceptabilité de ces régimes a été évaluée par des enquêtes auprès de consommateurs et des observations de leur consommation alimentaire. L’acceptabilité par les producteurs a été également renseignée.
A partir des menus types préalablement constitués, un outil d’aide à la décision a été développé pour permettre de proposer les menus les plus durables en fonction de différentes contraintes que peuvent être la disponibilité des aliments, leur accessibilité, le coût, l’environnement…
 
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Le travail de recherche est maintenant achevé. Le rapport final a été soumis à l’ANR et nous attendons le retour des experts qui avaient jugé le projet initial.
Nous continuons de valoriser les résultats. Des publications scientifiques ont déjà été acceptées dans des journaux spécialisés et d’autres sont en cours de rédaction. Une journée scientifique pour la présentation des résultats sera organisée le 8 novembre à Paris. De nombreux industriels sont déjà inscrits et nous attendons d’eux le ressenti par rapport à cette étude.
Une des prochaines étapes sera de valider au mieux l’outil d’aide à la décision pour le choix des aliments en fonction de souhaits nutritionnels ou environnementaux.
 
Innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
Mener à bien ce projet a été une grande satisfaction pour moi. J’ai eu la chance d’être particulièrement bien secondé par un de mes anciens étudiants en thèse qui est maintenant en R&D chez Valorex un des partenaires du projet. Tous les partenaires (outre Valorex et Bleu Blanc Coeur, la coopérative Terrena, l’Ecole d’Angers et de commerce de Nantes et trois unités INRA) ont montré beaucoup d’enthousiasme et de dynamisme ce qui a favorisé la mise en place et la réalisation de ce projet. A titre personnel je dirai que ce projet a été très enrichissant pour moi d’un point de vue scientifique et humain.
 
 
Contact :
Jacques Mourot
Directeur de recherche
Inra - UMR PEGASE, Equipe Alinut
 
Fiche technique du projet AGRALID :
Titre du projet : Evaluation nutritionnelle, environnemental et socio-économique de plusieurs menus alimentaires ; vers une évolution durable des pratiques agricoles et des recommandations nutritionnelles
Porteur : UMR 1348 PEGASE (PHYSIOLOGIE, ENVIRONNEMENT ET GENETIQUE POUR L’ANIMAL ET LES SYSTEMES D’ELEVAGE)
Type de projet : Recherche (ANR)
Axe Thématique : Nutrition santé
Date début : janvier 2013
Date fin : juillet 2016
Coût total du projet : 2 359 804,10 €
Aide totale : 806 529,10 €
Consortium :
UMR 1348 PEGASE (PHYSIOLOGIE, ENVIRONNEMENT ET GENETIQUE POUR L’ANIMAL ET LES SYSTEMES D’ELEVAGE)
INRA, CENTRE VAL DE LOIRE
BLEU BLANC CŒUR
CERNH DEVELOPPEMENT
UMR 1069 SAS (SOL, AGRO ET HYDROSYSTEME, SPATIALISATION)
ESA (ECOLE SUPERIEURE D’AGRICULTURES)
AUDENCIA BUSINESS SCHOOL NANTES
VALOREX
GROUPE TERRENA
Financeur : Agence Nationale de la Recherche

Proleval

Pour une nouvelle filière française des oléoprotéagineux

Pour une nouvelle filière française des oléoprotéagineux
1 an et demi après son lancement, point d’étape avec Guillaume Chesneau, Directeur Recherche & Innovations de Valorex, qui conduit le consortium national du projet, financé par le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Montant total : 17 millions d’€ sur 5 ans.

 
Vous pouvez nous rappeler les principaux objectifs de ce projet d’innovation collaboratif ?
Proleval n’est pas un projet d’innovation collaboratif comme les autres, l’objectif fondamental étant d’instaurer un nouveau modèle agricole répondant aux attentes sociétales des consommateurs et des citoyens.
Il vise à mieux valoriser une production d’oléoprotéagineux indigènes tracée et qualifiée, en substitution de soja d’importation, afin de répondre aux besoins croissants en nourriture de la population mondiale, et ce dans le respect des principes de production durable. Il porte sur la structuration d’une filière des oléoprotéagineux français comme la féverole, le lupin, le pois et le lin, et comprend un travail sur la sélection et la culture de ces espèces végétales adaptées aux territoires, sur la conception de traitements innovants des graines pour les rendre plus digestes et assimilables, et également un travail de création d’équipements de suivi et des formulations adaptées pour une utilisation optimisée dans la nutrition des animaux de rente. Il vise in fine, via la chaîne alimentaire, à une amélioration de l’alimentation humaine.

 
En quoi est-ce une « véritable » innovation ?
La clé de la réussite à l’innovation par la diversification des systèmes culturaux est décrite par les experts en l’addition de 3 leviers indispensables : le débouché (vers le consommateur), la coordination (de toute la filière) et les innovations technologiques (issues des programmes R&D). Innover au cœur des procédés de traitement des graines oléo-protéagineuses pour une meilleure valorisation par l’animal, et innover par des technologies de mesure rapide de la preuve de la différenciation permettront : 1- de faire rayonner un déploiement organisé de nouveaux savoir-faire au sein des acteurs de la nutrition animale, 2- de faire reconnaître cette différenciation auprès de l’aval de la filière et des consommateurs.
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Après 18 mois de travaux intenses menés en relation étroite avec l’INRA pour évaluer les multiples technologies en comparaison et en association, nous sommes déjà en passe de pouvoir proposer des adaptations de procédés très vite industrialisables, et donc de proposer des innovations produits. La suite du projet est d’évaluer également des technologies de rupture, de bâtir notre propriété intellectuelle, de concevoir les business model et le marketing.

 
Innover en mode collaboratif, ça représente quoi pour vous ? 
Le mode collaboratif est pour nous à la fois une évidence et une nécessité de par notre modèle de développement transversal, porté jusqu’au consommateur par l’Association Bleu Blanc Cœur. Quant à notre collaboration avec les très nombreux laboratoires de recherche, elle est historique mais sera aussi futuriste, du fait de la construction et de la reconnaissance des fondements de notre démarche par des scientifiques indépendants.
 
Contact :
Guillaume Chesneau
Directeur Recherche & Innovations
Valorex
g.chesneau valorex.com
Portable : 06.19.92.54.04
Tel : 02.99.97.63.33

Fiche technique du projet Proleval
Titre du projet : PRotéagineux, OLEagineux, VALorisation animale : Intégration des oléo-protéagineux français dans l’alimentation des animaux d’élevage via la chaîne alimentaire, du végétal à l’homme, dans l’objectif de répondre aux attentes sociétales.
Porteur : Valorex
Type de projet : Structurant
Axe Thématique : Technologies innovantes
Date début : octobre 2014
Date fin : octobre 2019
Coût total du projet : 17 M€
Aide totale : 8 M€
Consortium :
VALOREX, DIJON CEREALES, GROUPE TERRENA
INRA - CENTRE PARIS
Co-financeurs publics : Bpifrance, PSCP

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  • Communiqué de presse Bpifrance - Valorex - Avril 2015
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Portfolio

Philolao

Plateforme de R&D sur les matières grasses laitières unique en Europe

Philolao, plateforme de recherche-développement sur les matières grasses laitières inaugurée début avril 2015 à Surgères (17) est unique en Europe. Elle offre 1 000 mètres carrés de laboratoires et halls pilotes à disposition des industriels. Rencontre avec Franck Sobolewski, son directeur, qui revient sur le projet Anaxagor à la genèse de Philolao.
 
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
En tant que projet collaboratif porté par ENILIA ENSMIC, Anaxagor portait dans un 1er temps sur l’état des lieux des pratiques de mises en œuvre des beurres feuilletage dans le secteur de l’artisanat et de l’industrie, puis dans un 2ème temps une étude de caractérisation des ces beurres (50 produits de l’ensemble du marché Européen) et enfin une mise en œuvre de certain de ces beurres en fabrication modèle de croissant. L’objectif de cette dernière étape était d’appréhender, à partir de beurres judicieusement choisis soit en raison de leur qualité reconnue soit en raison de particularités repérées lors de l’étude de caractérisation, leur comportement en feuilletage et surtout les descripteurs de caractérisation qui semblent expliquer ce comportement.
 
En quoi est-ce une « véritable » innovation ?
L’originalité de ce projet réside d’une part dans le fait que les industriels du feuilletage ont ouvert leurs portes pour nous permettre de faire des mesures sur sites et d’autre part sur la création de méthodes d’évaluation originales comme un test d’extrusion ou encore des techniques analytiques, qui lorsqu’elles sont utilisées de manières convergentes permettent un excellent état des lieux, puis un correctif, un pilotage, voire une reconfiguration des cristallisation industrielles de la crème en vue d’une réponse plus adaptée aux industriels du feuilletage.
 
Ce projet qui s’est terminé fin 2012-début 2013 a généré un nombre de demandes conséquentes de travaux dans tout l’univers des beurres et allégés, voire à d’autres produits en raison du développement de l’expertise analytique que nous avons poursuivie au travers de ces différents projet bilatéraux. Parfois cela nous amené à mettre en œuvre ces projets dans ce même secteur avec le développement de techniques analytiques qui n’avaient aucun lien avec l’objet d’Anaxagor et, notre expertise s’est accrue d’autant sur des aspects totalement inattendus !
 
Innover en mode collaboratif, ça représente quoi pour vous ?
L’intérêt de genre de projet est de développer des moyens et des méthodes qui peuvent être utilisées ensuite dans le cadre de travaux bilatéraux par les différents partenaires du projet, mais là n’est pas le seul aspect. Pour tous les industriels avec qui nous avons travaillé ensuite de manière bilatérale, la conséquence par l’intensité des échanges a été l’infusion de connaissance et de savoir-faire qui les ont rendu au fil des échanges beaucoup plus aguerris et autonome. Ce genre d’action collective permet aux industriels qui reprennent ensuite le projet de franchir des niveaux de connaissance qui leur permettent plus aisément d’apporter des réponses efficaces à la majorité des difficultés qu’ils vont rencontrer. Certains ont parfois repris l’intégralité des comptes rendus de travaux pour véritablement s’approprier la substance de ces travaux.

 
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Philolao SAS est aujourd’hui installée sur une plateforme de 1000 m2, elle est unique en Europe ! Outre notre savoir-faire dans les émulsions inverses et les questions de propriétés mécaniques et de macrostructures cristallines, la moitié de nos installations est dédiée aux émulsions natives ou reconstruites. Le pilote UHT sera exploitable commercialement dans la 1ère quinzaine d’août soit pour des actions de développement soit pour la production de pré-séries.
En parallèle nous nous dotons de moyens analytiques appropriés à ce secteur des émulsions et avons commencé à développer des travaux analytiques sur les arômes avec une CPG des plus récentes.
 
Contacts :
Philolao SAS
Franck Sobolewski
Directeur Général
05 46 434 364 / 06 83 18 23 43
 
Crédits photos : Gilles Delacuvellerie
 
Fiche technique du projet Anaxagor :
Titre du projet : Aptitudes des beurres industriels au feuilletage : mieux maîtriser les aptitudes technologiques des beurres pour mieux innover
Porteur : ENILIA - ENSMIC
Type de projet : Industriel pré-compétitif
Axe Thématique : Technologies innovantes
Date début : mai 2010
Date fin : décembre 2012
Coût total du projet : 282 941,00 €
Aide totale : 173 622,00 €
Consortium :
BBA (BRETAGNE BIOTECHNOLOGIES ALIMENTAIRES), FLECHARD LAITERIE DU PONT MORIN, EURIAL POITOURAINE, TERRA LACTA, SYNDICAT DES LAITERIES, SDCA CERCLE CULINAIRE DE RENNES, IRSTEA
INRA - CENTRE, ANGERS NANTES, UMR 1253 STLO (SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU LAIT ET DE L’OEUF)
Co-financeurs publics : Conseil Régional de Normandie (ADN), Conseil Régional des Pays de La Loire, Conseil Régional de Bretagne
 
Fiche technique du projet Philolao :
Titre du projet : Plateforme d’innovation dans le domaine du traitement des matières grasses laitières et leurs coproduits
Porteur : ENILIA - ENSMIC
Type de projet : Industriel pré-compétitif
Axe Thématique : Technologies innovantes
Date début : août 2010
Date fin : décembre 2015
Coût total du projet : 4 131 000,00 €
Aide totale : 2 637 000,00 €
Consortium :
CNIEL (CENTRE NATIONAL INTERPROFESSIONNEL ECONOMIE LAITIERE), EURIAL POITOURAINE, TERRA LACTA, SYNDICAT DES LAITERIES POITOU-CHARENTES, ACTALIA, LAITERIE DE MONTAIGU, FROMAGERIES BEL, ENTREMONT SODIAAL, PHILOLAO
Co-financeurs publics : FUI, Conseil Régional Poitou Charentes, Pôle d’Excellence Rural
 
 

PIM’S

Spiruline gourmande et bonne pour la santé

"Super green me" ! Ce projet d’innovation collaboratif sur la spiruline est porté par Algae West Store. Rencontre avec Corinne Malardé, qui témoignait lors du 1er Agro Days Normandie le 21 avril dernier et Christine Cassier, Co-gérantes. 

 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
L’objectif principal du projet "PIM’S" était de rendre la consommation de spiruline plus accessible à nos clients, de leur proposer des produits « prêts à consommer » plus adaptés à leur style de vie (actif, nomade) tout en préservant les qualités nutritionnelles de la spiruline incorporée à des matrices alimentaires type biscuit, snack, … Du gourmand et du sain !
 
 
En quoi est-ce une « véritable » innovation ?
L’innovation tient à mon sens à plusieurs points : en premier lieu d’avoir démontré la préservation des valeurs nutritionnelles de la spiruline dans les process alimentaires mis en œuvre par nos partenaires, Biscuiterie de l’Abbaye et Europe Snacks. Nous avons ouvert en quelque sorte le champ des possibles de la valorisation de notre matière première la spiruline et démontré son potentiel d’incorporation dans des aliments.
 
La spiruline est un aliment à part entière. Mais la consommer en France où nous n’avons pas de référence culinaire « algues » est un véritable challenge. Il fallait donc un « deuxième étage » à la fusée PIM’S et trouver sur quel mode communiquer les « bienfaits » portés par la spiruline. Avec Actalia Innovation, nous avons choisi un nom de produit « Super Green Me » et un visuel décalé, fun et moderne symbolisant le pep’s de nos petites algues riche en nutriments essentiels comme la vitamine B12 ou le fer qui contribuent à réduire la fatigue.
 
Au final, ce sont nos consommateurs qui pourront dire si nous avons réussi notre pari en leur donnant envie de consommer la Spiruline (et d’autres algues) et expérimenter des alternatives alimentaires aux protéines animales. 
 
L’innovation est, pour nous, avant tout, un processus de création de valeur qui se traduit en termes concurrentiels. Dans le cas d’Algae West Store, notre démarche d’innovation nous a permis de bien valoriser la société afin d’assurer sa pérennité.
C’était notre objectif premier, très stratégique : créer de la valeur pour créer 2 emplois.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Le projet approche de son terme. Nous avons réalisé l’essentiel de la conception technique des produits. Des préséries sont prévues à partir de Juin. Les produits seront ensuite soumis à des tests consommateurs menés par Actalia Innovation auprès de consommateurs ciblés. Leurs retours nous permettront de fait d’améliorer nos produits pour une mise sur le marché dans leur version finale avant la fin de l’année 2016.
 
Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires privés et académiques notamment : Innover en mode collaboratif, ça représente quoi pour vous ?
Un projet d’innovation collaboratif est avant tout une aventure humaine. On en sort forcément grandi. PIM’S représente pour nous une véritable opportunité de développement qui serait à mon sens difficilement accessible à une TPE sans une démarche d’innovation.
 
L’apport d’Actalia Innovation a été déterminant et nous a aidé à changer notre point de vue et penser « consommateur » et non plus « produit ». Collaborer avec des partenaires de la taille de Biscuiterie de l’Abbaye et Europe Snacks nous ouvrent forcément des perspectives qu’en tant que TPE nous n’aurions pas eu.
A contrario, le budget R&D engagé de notre côté est très lourd à porter. En parallèle, il faut aussi assurer la pérennité de l’entreprise. Le temps est l’autre facteur limitant du projet. La réussite est dans l’équilibre et la prise en compte des points de vue et contraintes de tous les partenaires.
 
Valorial nous a aider à définir et structurer le projet dans sa dimension marchés, et sur les objectifs de développement commercial. Le pôle nous a également accompagné dans la recherche de partenaires pouvant nous aider à concrétiser notre projet. La labellisation permet de renforcer la crédibilité de notre projet et de bénéficier d’un appui pour la communication, ce qui était important compte tenu de notre petite structure.
 
Contact :
Corinne Malardé
Christine Cassier
Co-gérantes
Algae West Store
 
 
Fiche technique du projet PIM’S : 
Titre du projet : Conception et développement d’une gamme de produits à base de spiruline et d’algues proposant de nouvelles formes d’usages attractives favorisant leur consommation
Porteur : ALGAE WEST STORE
Type de projet : Industriel compétitif
Axe Thématique : Usages et marketing alimentaires 
Date début : septembre 2014
Date fin : décembre 2015
Coût total du projet : 353 058,00 €
Aide totale : 206 424,00 €
Consortium : ALGAE WEST STORE, ACTALIA, ALGANACT, BISCUITERIE DE L’ABBAYE, SNACKS DEVELOPPEMENT (EUROPE SNACKS) 
Co-financeurs publics : Conseil Régional de Normandie, Conseil Régional des Pays de La Loire
 
 

SATIN

Solutions innovantes et durables pour améliorer la qualité nutritionnelle des pains

Ce projet d’innovation porté par le laboratoire GEPEA d’Oniris se termine. Rendez-vous le 28 juin 2016 au Congrès final à AgroParistech pour en découvrir les avancées scientifiques et technologiques. Alain Le Bail, son coordinateur, Professeur à Oniris nous présente ce projet soutenu par l’ANR.
 

 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
SATIN vise à développer des solutions conduisant à la production de pains sains et durables. Les principaux objectifs et attentes du projet sont les suivantes :
- Des revêtements anti-adhésifs de type perfluorés à durée de vie allongée.
- Des capteurs non destructifs afin de déterminer la fin de vie d’un revêtement anti-adhésif.
- Un capteur non destructif afin de détecter la présence de composes néoformés dans les pains.
- Un procédé de cuisson à basse température pour réduire les risques chimiques et la consommation d’énergie.
- Un état de l’art et sur les réglementations européennes et des protocoles pour la qualification des anti adhésifs.
- Un guide de bonne pratique relatif aux revêtements anti-adhésifs perfluorés.
 
 
En quoi est-ce une « véritable » innovation ?
Le sujet des antiadhésifs perfluorés est un sujet gênant pour les industriels. Le risque associé est difficile à quantifier.
Sur le plan technologique, le problème de démoulage est crucial pour l’automatisation des lignes industrielles.
SATIN apporte des réponses. En premier lieu, l’origine du phénomène d’adhésion des pains en lien avec le degré de vieillissement des moules et avec les recettes a été élucidé, au moins en partie. La quantification des contaminations a pu être faite avec des méthodes 1000 fois plus sensibles que les seuils des normes européennes. Enfin, un robot de cuisson a été mis au point permettant de faire des vieillissements de revêtements dans des conditions parfaitement maîtrisées. Des solutions technologiques permettant d’allonger la durée de vie des moules sont proposées.
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? Quelles sont les prochaines étapes du projet ?
Le projet se termine en juin 2016. Un congrès final aura lieu le 28 juin à AgroParisTech, à Paris et permettra de présenter un bilan du projet sur le plan scientifique et technologique. Le laboratoire de référence européen sur le contact alimentaire présentera un état de l’art sur les aspects réglementaires et leur évolution.
On envisage une suite sur un nouveau projet ANR ou FUI permettant de mettre à profit le savoir faire développé. Les revêtements de type silicone et autres céramiques seront cette fois ciblés ; ils posent d’autres problèmes tout aussi intéressants et ont une durée de vie souvent inférieure au perfluorés.

 
Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires privés et académiques notamment, innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
Le projet a permis de mettre autour de la table des acteurs industriels très impliqués et donc de travailler dans un contexte industriel proche du terrain.
Les partenaires académiques ont mis en évidence une grande complémentarité de compétences ; ça a été un grand atout pour le déroulement du projet.
 
 
 
 
Contact : 
Prof. Alain LE BAIL
ONIRIS Food Science
UMR GEPEA-CNRS 6144
SFR IBSM 4402 – BIA INRA/GEPEA CNRS
+33 (0) 251 78 54 73 / 5454 / 54 69 
 
+ d’infos :
 
Fiche technique du projet SATIN : 
Titre du projet : Cuisson en moule des pains et biscottes ; maîtrise des risques chimiques et enjeux énergétiques
Porteur : GEPEA (UMR 6144 - Génie des Procédés Environnement Agroalimentaire)
Type de projet : ANR (recherche)
Axe Thématique : Qualité et sécurité des aliments 
Date début : Janvier 2012
Date fin : Décembre 2015
Coût total du projet : 3 524 703,00 €
Aide totale : 1 091 082,00 €
Consortium : UMR 6144 GEPEA (Génie des Procédés Environnement Agroalimentaire) - UMR 1145 GENIAL (Génie Industriel ALimentaire) - UHA (Université de Haute Alsace)
IRSTEA - MAÉ - Le Fournil du Val de Loire - Kraft Food - HOLO3 - USC 1329 LABERCA (Laboratoire d’Etudes des Résidus et Contaminants dans les Aliments) 

Résumé : Le projet SATIN vise à améliorer la qualité nutritionnelle des pains de type pain de mie et biscotte, par des solutions innovantes durables
 
 

Map’OPT

Dominique Thuault, Directeur prospective et développement, ADRIA Développement, nous parle du projet d’innovation collaboratif MAP’OPT. Un projet soutenu par l’ANR (Agence Nationale pour la Recherche) avec la collaboration des centres et laboratoires ADRIA Développement, ACTALIA, AERIAL, IATE, INRA, LNE, Soparind-Bongrain Soredab.


Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?

Ce projet est issu de réflexions conduites au sein de la commission Valorial « Qualité et Sécurité des aliments » et il a été relayé au sein des réseaux Propack Food et Qualima de l’ACTIA. La question posée par les entreprises adhérentes était celle de l’optimisation du dimensionnement des conditionnements sous atmosphères modifiées avec le choix des teneurs en gaz CO2, O2, N2, du volume de gaz par rapport au poids de l’aliment et de la sélection de la perméabilité des matériaux d’emballage. Les enjeux sont ceux de l’efficacité antibactérienne du conditionnement sous atmosphère et des conséquences en termes de durée de vie de l’aliment, de la quantité d’emballage à acheter, du ratio poids d’aliment / volume final de produit conditionné à transporter et coût de transport par unité de vente.

En quoi est-ce une « véritable » innovation ?

Un didacticiel couplé à une base de données emballage a été développé permettant la conception et l’amélioration des performances de conditionnements sous atmosphères modifiées. La base de données intègre les perméabilités aux gaz selon la nature et l’épaisseur des matériaux d’emballage. Le didacticiel permet de comparer les vitesses de développement des germes en fonction de la nature de l’aliment et de sa masse dans l’emballage, des volumes respectifs aliment/emballage et de la composition en gaz. Cet outil d’aide à la décision est unique dans le monde des IAA.

L’innovation réside dans le couplage de modèles de transfert de gaz avec des modèles permettant de quantifier les effets des formes actives des gaz sur les microorganismes.

Où en êtes-vous aujourd’hui ? Quelles sont les prochaines étapes du projet ?

L’outil d’aide à la décision a été validé sur des aliments réels conditionnés sous atmosphère modifiée. Des publications scientifiques valident la démarche et les résultats.

Un outil de démonstration doit être enrichi avec des données couplant plus de microorganismes, d’emballage, d’aliment dans un environnement informatique très intuitif. Une réflexion pour des compléments de travaux a été amorcée.

Vous vous êtes engagés dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires académiques et privés notamment. Innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?

La réalisation du projet a nécessité de rassembler des compétences très différentes :
- En analytique pour la détermination des solubilités et des diffusivités des gaz dans l’aliment, pour la perméabilité des emballages
- En microbiologie pour les effets des gaz sur les microorganismes selon les aliments,
- En développement de modèles mathématiques et d’outil logiciel,
 
Seul un projet collaboratif permettait de rassembler de telles compétences.
 
Contact :
Dominique Thuault
 
 
Fiche descriptive projet Map’OPT :
Titre du projet  : Composition, dynamique des gaz et optimisation de la protection des denrées dans les emballages sous atmosphère modifiée
Porteur : ADRIA DEVELOPPEMENT
Type de projet : ANR (recherche)
Date début : Janvier 2 011
Date fin : Décembre 2014
Coût total du projet : 1 811 573,00 €
Aide totale : 609 913,00 €
Consortium : ADRIA DEVELOPPEMENT, UMR 1208 IATE (INGENIERIE DES AGROPOLYMERES ET TECHNOLOGIES EMERGENTES), UMR 1204 METARISK (METHODOLOGIES D’ANALYSE ET RISQUE ALIMENTAIRE), UBO - LUBEM (LABORATOIRE UNIVERSITAIRE DE BIODIVERSITE ET D’ECOLOGIE MICROBIENNE), SOREDAB (SOCIETE DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT ALIMENTAIRE BONGRAIN), LNE (LABORATOIRE NATIONAL DE METROLOGIE ET D’ESSAI), AERIAL, ACTALIA, AIR LIQUIDE FRANCE.
 
Résumé  : L’objectif du projet MAP’OPT est d’expliquer, de quantifier et de modéliser les effets des atmosphères modifiées selon les emballages dans la conservation de la qualité microbiologique des aliments.

Tartine / Tarti’kids

Des tartines de Tarti’Kids pour les enfants ! Fruit du projet d’innovation collaboratif emblématique "Tartine", Tarti’Kids est le 1er tartinable de la mer destiné aux enfants, un co-branding Guyader Gastronomie / Bel Foodservice, avec du "Valorial Inside" !
Rencontre avec Soizig Houel, Chef de Produits chez Guyader Gastronomie :
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
L’objectif principal de ce projet était de développer un Tartinable de la Mer à destination des enfants, c’est-à-dire une recette à base de poisson qui soit à la fois attractive pour les enfants, et nutritionnellement adaptée à leurs besoins spécifiques.
 
En quoi est-ce une « véritable » innovation ?
Le caractère innovant de ce produit repose sur le fait qu’il soit le premier produit de la catégorie des Tartinables de la mer avec des caractéristiques spécifiquement orientées vers une cible enfant. Le profil nutritionnel de la recette a été développé en partenariat avec ADRIA Développement pour un produit réduit en sel et en lipide, par exemple. Le conditionnement du produit a également été dessiné spécifiquement pour une prise en main facilitée et une gestuelle ludique pour l’enfant, notamment grâce au petit tartineur qui accompagne le produit et permet à l’enfant de se faire sa tartine « comme un grand ». Enfin, le Tarti’Kids a été développé en partenariat avec la marque Kiri®, très connue et appréciée des enfants.
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Le Tarti’Kids est commercialisé en France dans une partie des grandes surfaces depuis le mois de juin 2015.
Notre objectif actuel est de continuer à soutenir ce produit pour augmenter encore sa diffusion. A date, nos ambitions se concentrent essentiellement sur le marché français.
 
Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires privés et académiques notamment. Innover en mode collaboratif, ça représente quoi pour vous ?
Chacun des acteurs de ce projet a pu faire bénéficier les autres intervenants de compétences qui lui étaient spécifiques, ce qui apporte une réelle richesse au projet. Les échanges se sont faits assez simplement, comme le partage des savoir-faire et des connaissances. Aujourd’hui, grâce à la collaboration des différents partenaires, le Tarti’Kids est un projet réellement abouti, qui répond aux objectifs initiaux qui ont motivé son développement.
 
(Kiri® est une marque de la société Fromageries BEL).
 
 
Fiche projet "Tartine"
Développement d’un produit nutritionnellement bon à base de poisson et de fromage à destination des enfants. Mise au point de nouvelles méthodes d’analyse sensorielle et étude des usages.
Date de labellisation : Janvier 2013
Durée : 36 mois
Coût : 600 k€
Consortium : GUYADER GASTRONOMIE (porteur), BEL FOODSERVICE, EUROFINS ANALYTICS FRANCE, GRAPHIC IDENTITE, ADRIA DEVELOPPEMENT
Financeurs publics : Conseil régional de Bretagne, Conseil départemental du Finistère
Axe thématique Valorial : Nutrition santé
 
En savoir + :
 
 

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  • Fiche commerciale Tarti’Kids - Guyader Gastronomie
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Symbio2 / AlgoNOMAD

Exposés à la COP21 !

Interview d’Olivier Scheffer, Directeur R&D de XTU, partenaire du projet/consortium SymBIO2, dans le cadre de l’exposition du pavillon AlgoNOMAD aux Paris de l’avenir, à la COP21.
 
 
Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation collaboratif ?
Les microalgues représentent un fabuleux potentiel tant par les services environnementaux rendus (captation du CO2, production d’oxygène, nettoyage des eaux usées,...) que par leur richesse et biodiversité moléculaire (très fortes concentrations en protéines, glucides, lipides, vitamines, acides gras poly-insaturés, antioxydants, immuno-stimulants,...).
L’objectif du projet SymBIO2 est de démontrer la viabilité technique et économique de cultiver des microalgues au sein de façades de bâtiments, afin de valorises tous ces bénéfices pour une ville plus durable. Pour cela il faut qu’il y ait un double intérêt : pour l’algoculteur, qui sinon continuera à cultiver ses microalgues de manière classique en bassins sous serres, et pour le bâtiment, qui héberge les cultures. Le système proposé s’inspire des symbioses naturelles - d’où son nom SymBIO2 - et de l’écologie industrielle : associer deux programmes de manière synergique pour diminuer les coûts de chaque système. En d’autres termes : 2+2=3 !
 
 
En quoi est-ce une « véritable » innovation ?
La principale innovation, brevetée par XTU (2009), consiste en l’association de systèmes de cultures de microalgues (photobioréacteurs) au sein de "biofaçades" de bâtiments, tout en optimisant les échanges thermiques et chimiques entre microalgues et bâtiment. Ainsi, maintenue à 25°C en moyenne par l’algoculteur, la biofaçade agit comme une double-peau active et thermiquement régulatrice pour le bâtiment.
Par ailleurs, la chaleur en excédent dans les photobioréacteurs est extraite et valorisée pour le préchauffage des eaux chaudes sanitaires ou pour le chauffage l’hiver. Enfin, le CO2 émis par la chaudière du bâtiment est injecté dans les cultures. En résulte une façade de nouvelle génération, productive de biomasse, thermiquement active, et plus environnementale.
A la clé, les simulations et premiers tests sur banc d’essai laissent espérer des économies de près de 50% des consommations énergétiques de chauffage et climatisation pour le bâtiment (base RT 2012), et de près de 80% pour la régulation thermique des cultures pour l’algoculteur, et un bâtiment qui peut aller chercher des certifications environnementales exigeantes. Et surtout, une biofaçade qui se rembourse sur 15 à 20 ans grâce à l’activité de l’algoculteur.
 
 
En quoi cette innovation est-elle différente du projet anglo-allemand BIQ à Hambourg de 2013, dont la façade "Solar Leaf" disposait aussi de photobioréacteurs ?
La différence est fondamentale : ARUP, SSC et COLT ont uniquement apposé des photobioréacteurs sur la façade du BIQ, un peu à la manière de capteurs solaires thermiques ou photovoltaïques sur le toit de votre maison.
La biofaçade SymBIO2 intègre des photobioréacteurs au sein de la façade, qui elle, dispose de toutes les fonctions d’une enveloppe de bâtiment : étanchéité à l’air, à l’eau au vent (AEV), performance thermique (RT 2015, voire 2020). On peut parler dans notre cas d’un "panneau de mur-rideau photobioréacteur", qui remplace les panneaux vitrés classiques de mur-rideaux en façades de bâtiments, avec des performances largement supérieures - ce qui sera utile dans le neuf mais surtout dans la rénovation thermique du parc immobilier ancien.
Les bénéfices thermiques du système de biofaçade intégrée SymBIO2 devrait déboucher sur un bilan énergétique bien plus favorable que le système "Solar Leaf", tant pour les cultures de microalgues que pour le bâtiment. Dans notre cas, c’est la viabilité du modèle économique qui a guidé toutes les étapes de l’innovation.
 
Où en êtes-vous aujourd’hui ? Quelles sont les prochaines étapes et les marchés que vous visez ?
Après sept années de R&D et des premiers prototypes unitaires validés au GEPEA à Saint-Nazaire en 2013, le consortium SymBIO2 va livrer au printemps une 1ère mondiale sur le site du CSTB à Champs-sur-Marne : une 1ère biofaçade intégrée de 200 m² sur un bâtiment d’expérimentation mis à disposition par le CSTB.
Ce pilote industriel, réalisé par VIRY dans le cadre du programme de recherche SymBIO2 des pôles Valorial et Advancity lauréat en 2013 du Fonds Unique Interministériel 15 (4,8 M€ et 1,75 M€ de subventions du MEDDE, des régions Ile-de-France et Pays de la Loire et de la Mairie de Paris), va permettre de tester à grande échelle le fonctionnement de différentes solutions d’enveloppes intégrant des photobioréacteurs, et de mesurer en conditions réelles les bénéfices énergétiques escomptés.
Il va également permettre de lancer des faisabilités de cultures de microlagues hyper-sensibles à haute valeur ajoutée, comme par exemple Haematococcus Pluvialis, afin de produire de l’Astaxanthine.
XTU et le promoteur BPD Marignan, avec le consortium SymBIO2, sont également en finale du concours Réinventer.Paris pour un bâtiment arborant près de 1.000 m² de biofaçade et mobilisant un groupement académique pour valoriser les microalgues produites pour la recherche médicale.
 
Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec plusieurs partenaires privés et académiques notamment
Innover en mode collaboratif, ça représente quoi pour vous ?
Même si XTU a démarré sur le concept de biofaçades dès 2008 en menant plusieurs études de faisabilité sur des tours à la Défense et à Paris pour le promoteur ICADE, ce n’est qu’à partir de 2011 qu’un réel engagement sur fonds propres a été consenti (près de 15% du CA de l’agence depuis 2011) et qu’un consortium a été progressivement mis en place.
Un premier contrat-cadre de 5 ans a été scellé en 2012 avec le GEPEA pour le développement, en collaboration avec le BET R.F.R, des premiers prototypes de photobioréacteurs de façades à partir des photobioréacteurs airlift verticaux du laboratoire, ainsi que pour leur test sur un banc d’essai conçu avec l’appui du BET environnemental OASIIS, la participation de Séché Environnement, ainsi que le soutien financier de la région Ile-de-France côté XTU et des collectivités locales et régionales côté GEPEA (CARENE, Nantes Métropole, CCI Nantes-Saint-Nazaire, Loire-Atlantique, Pays de la Loire).
Puis la même année, AlgoSource Technologies a rejoint ces premiers acteurs pour former le consortium SymBIO2, qui s’est élargi en 2015 à VIRY (filiale du groupe FAYAT), Kalitec Génie Climatique, et enfin au CSTB, qui intervient en support à l’expérimentation sur le pilote industriel. Aujourd’hui, SymBIO2 regroupe donc 10 partenaires et sous-traitants de 1er rang, allant de laboratoires publics (GEPEA, LHEEA) à des industriels (Séché Environnement, VIRY, Kalitec), en passant par des bureaux d’ingénierie (R.F.R, OASIIS, AlgoSource Technologies), un organisme certificateur (CSTB) et ... une agence d’architecture un peu atypique !
Un projet aussi hybride que les biofaçades n’aurait tout simplement pas pu être développé sans pouvoir croiser les expertises de toutes les disciplines concernées, de la microbiologie à la physique du bâtiment. Cela nécessite une coordination et une animation de tous les instants, et nous a valu des séances de design collaboratif mémorables ! Mais la sortie du pilote industriel ces prochaines semaines montre qu’il est possible d’innover ensemble au sein d’un écosystème pluridisciplinaire. C’est aussi la démonstration de l’intérêt du travail des pôles de compétitivité, comme Valorial et Advancity, qui nous ont soutenu dans ce projet !
 
 
 
Fiche projet SymBIO2 :
Système innovant, intégré et hybride de production de microalgues à visée alimentaire par symbiose avec des bâtiments industriels et / ou urbains
Date de labellisation : novembre 2012
Durée : 63 mois
Budget : 4 744 834,00 € 
Consortium :
SECHE ENVIRONNEMENT (53)
ALGOSOURCE TECHNOLOGIES (44)
X-TU (75)
OASIIS (13)
UMR 6144 GEPEA (GENIE DES PROCEDES ENVIRONNEMENT AGROALIMENTAIRE) (44)
CSTB (CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BATIMENT) (77)
VIRY SA (88)
Financeurs : Etat, MEDDE, Régions Ile-de-France et Pays de la Loire, Mairie de Paris
Axe thématique : ingrédients fontionnels
Projet retenu à l’AAP FUI 15, labellisé par Valorial et Advancity (Ville et Mobilité Durables).
 
Crédits photo : CESE - X-TU Architects - Olivier Scheffer

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  • Communiqué presse - SymBIO2 - AlgoNOMAD - COP21 - Nov. 2015
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Pear’fection

La poire de 4e gamme innove !

Rencontre avec Franck Lebossé, PDG de Garnifruits, porteur du projet d’innovation « Pearfection ». Déjà vainqueur des phases départementales, il vient de remporter le "Trophée Territoires Innovation" 2015 à Nantes, le 17 décembre 2015, dans la catégorie Agriculture & alimentation. Des innovations et plusieurs années de R&D pour sur la poire de 4e gamme, crue, prête à l’emploi, conservée grâce au froid et sans additif, ni conservateur. Le « Valorial inside » encore récompensé !
 
F. Lebossé / Crédit Photo : Ouest-France
 
1/ Quel était l’objectif principal de ce projet d’innovation ?
Nous travaillions la poire depuis plusieurs années et proposions de la poire surgelée à nos clients. Cependant, ce produit présente l’inconvénient de « s’effondrer » à la cuisson et perd ainsi le « croquant » que chacun recherche dans la poire même cuite.
Nous avons commencé nos travaux sur ce sujet en 2009. En 2010, nous avons démarré la production de pomme 4e gamme. Ce développement nous a ouvert la voie du projet « poire 4e gamme ».
En parallèle, nos clients ont confirmé leur intérêt potentiel pour ce produit, en évoquant l’utilisation de la poire au sirop et de ses inconvénients : ouverture des boites, gestions des jus et des emballages, produits déjà cuits, donc peu cuisinables et les inconvénients de la poire surgelée qui perd de sa texture à la cuisson.
Nous devions donc trouver des réponses à des problématiques précises comme par exemple obtenir de la matière première toute l’année ; travailler la poire en fonction de son mode de conservation, de sa maturité, de la variété ; conserver la poire 4e gamme (process – ingrédient- emballage), neutraliser ses enzymes et éviter la perte de texture à la cuisson, après surgélation.
 
L’objectif était donc de proposer un produit comparable pendant 12 mois, avec un « goût de poire » et avec une « texture de poire », non déceptif, et si possible avec de la matière première disponible au niveau régional ! Joli challenge !
 
En 2012, nous avons répondu à un appel à projet collaboratif lancé par Valorial et Terralia en intégrant toutes ces questions. Nous avons proposé ce travail à 2 partenaires que nous connaissions déjà : le Verger de la Blottière qui nous fournissait les poires, et le laboratoire Grappe (groupe ESA) qui avait déjà conduit des travaux avec nous.
 
2/ En quoi est-ce "innovant" ?
Nous avons accumulé de la connaissance concernant l’évolution des fruits et leurs maturations au cours du stockage et au moment de la fabrication sur nos lignes ; ainsi que sur les évolutions enzymatiques de la poire et de la manière de préserver le fruit. Au final, nous proposons des fruits que nous murissons avant transformation, pendant 11 mois, d’août à fin juin, en variant les variétés et modes de conservation.
 
3/ Où en êtes-vous aujourd’hui ? Quelles sont les prochaines étapes et les marchés que vous visez ?
Aujourd’hui la gamme « poires crues 4e gamme « est prête. Nous visons le marché de la consommation crue de ces fruits, avec le snacking et les entremets, notamment.
Nous visons également les applications « à cuire » avec des fruits crus que nos clients peuvent cuisiner et préparer selon leurs souhaits.
Enfin, nous proposons nos produits pour le secteur des fruits de seconde transformation pour des applications de type « préparation de fruits » ou » fruits à déshydrater ».
Nous continuons de travailler sur les aspects « évolution enzymatique » pendant et après cuisson des poires, et sur la perte de texture à la cuisson des poires surgelées.
 
4/ Vous vous êtes engagé dans ce projet d’innovation collaboratif avec les Vergers de la Blottière et l’ESA d’Angers. Innover en mode collaboratif, cela représente quoi pour vous ?
Dans des structures comme les nôtres, mettre en œuvre un processus de recherche n’est pas une évidence car nous manquons de ressources et de savoirs faire internes pour porter ces projets sur de longues périodes. Par ailleurs, ouvrir un nouveau marché présente des risques que nous ne sommes pas certains de pouvoir lever et/ou anticiper à priori.
L’approche collaborative permet de travailler en groupe et de limiter le champ de compétence à couvrir par chacune des entités. Cela permet l’échange et le partage de connaissances anciennes et l’acquisition de nouvelles.
C’est parce que nous sommes entrés dans ce dispositif promu par la région que nous avons eu accès à des moyens financiers que nous n’aurions pas pu mettre en œuvre sans aides.
L’exploitation des nouvelles connaissances doit être envisagée rapidement afin que chaque entité puisse, dans son métier, en bénéficier sans gêner les autres entités et tout en préservant les avantages concurrentiels qui pourraient être nés de ce travail.
Le groupe de pilotage et la communication sont également essentiels pour maintenir le cap, gérer le temps et le budget mais aussi éviter les dérives.
 
Contact :
Garnifruits
Franck Lebossé : franck.lebosse garnifruits.eu
 
Un projet accompagné par Viviane Kerlidou, Déléguée territoriale Valorial en Pays de la Loire / CapAliment
 
Contact :
 
Brunoise de poire 4e gamme
 
Fiche projet Pear’fection :
Date de labellisation : novembre 2012
Durée : 36 mois
Budget : 566 898 € 
Partenaires : Garnifruits (72), le Verger de la Blottière (49), Groupe ESA (49)
Axe thématique : Technologies innovantes
Financeur : Conseil Régional des Pays de la Loire,
Objectifs :
- évaluer l’aptitude à la transformation 4ème gamme et surgelée des différentes variétés de poires présentes en Val de Loire
- comprendre les perturbations métaboliques intervenant sur les poires découpées et mesurer objectivement leurs effets sur la qualité et le vieillissement du produit
- tester les solutions visant à préserver les poires du brunissement enzymatique tout en maintenant leur qualité organoleptique et sanitaire.
 
 

Novhalio

Date de labellisation : octobre 2010
Durée du projet : 3 ans
Budget : 800 000 €
Financeurs : Conseils régionaux de Bretagne et des Pays de la Loire, 
Conseil général du Finistère, Quimper Communauté
Axe thématique : Technologies innovantes
Partenaires : Bretagne saumon (Groupe Guyader Gastronomie), Capic, Alpha Bravo, Ifremer, Oniris
 
Contexte & enjeux :
Avec plus de 160 000 tonnes de poissons débarqués, le Grand Ouest est le 1er territoire national fournisseur de produits de la mer. Parmi ceux commercialisés en criée, près de 11 400 tonnes ne trouvent pas preneurs et sont retirées de la vente au prix de retrait. Ces retraits de criée représentent environ 80 % des retraits nationaux. Sous l’impulsion du Cabinet IDEST, plusieurs acteurs des produits de la mer, tous concernés par une meilleure valorisation de la pêche bretonne, se sont réunis pour construire un projet avec pour objectif la mise en marché de produits innovants. Novhalio est né de cette dynamique. L’enjeu est une production de poissons fumés 100 % bretons en partenariat avec des acteurs locaux et la valorisation d’espèces de poissons régulièrement destinées au retrait ou oubliées.
 
Retombées & perspectives :
Le projet s’est concrétisé début 2013 avec le lancement d’une gamme « Poissons de Bretagne », à marque Guyader. À partir de 8 espèces différentes étudiées, 3 espèces ont été retenues pour le lancement : la sardine, le merlu et le lieu jaune. De nouvelles espèces viendront rapidement enrichir cette gamme. Les poissons sont débarqués dans des ports bretons, filetés par un mareyeur local et envoyés pour être fumés sur le site spécialisé de Nantes adapté à cette production. 
L’ancrage territorial fait partie de la stratégie du groupe Guyader Gastronomie depuis plusieurs années et l’origine de la matière première est une préoccupation majeure. La nouvelle gamme s’inscrit
dans cette logique et est née du partenariat avec l’organisation professionnelle « Pêcheurs de Bretagne », avec un cobranding territorial : les noms de l’équipage, du bateau et également celui du port de débarquement sont inscrits sur l’emballage.
 
Source : Lettre d’infos Technopole Quimper-Cornouaille N° 68
 

Armormix

Porteur : L’Uzelaise (22)
Date de labellisation : mai 2010
Durée du projet : 30 mois
Budget : 500 550 €
Financeurs : Conseil régional de Bretagne, Conseil Général des Côtes d’Armor
Axe thématique : Nutrition santé animale & humaine
Appui au montage de projet : ZOOPOLE Développement
 
Contexte & enjeux :
L’objectif de ce projet est la valorisation de produits et co-produits végétaux cultivés en Bretagne, peu ou pas exploités, et possédant des actifs nutritionnels très intéressants, comme par exemple le chanvre.
 
Retombées & perspectives :
Les protéines de chanvre sont hautement digestibles et parfaitement équilibrées en terme de répartition en acides aminés. Ainsi, des formulations de mix à partir de chanvre ont montré que, sous certaines conditions et dans certaines matrices, les matières grasses animales pouvaient être remplacées par de l’huile de chanvre. Un système d’écalage innovant de la graine de chanvre a également été développé par l’un des partenaires.
Des mélanges de molécules (mix) à vocation « nutrition santé » ont été intégrés en tant qu’ingrédients majeurs dans une nouvelle gamme de produits alimentaires innovants à longue DLUO (minimum 3 mois) commercialisés sous la marque UP NATUREL.
Une phase de test de commercialisation réalisée sur des pastilles - l’un des produits de la gamme développée - s’est avérée prometteuse.
 
Pour le déploiement commercial de la gamme de biscuits au chanvre, l’Uzelaise recherche actuellement des partenaires déjà présents sur le marché des GMS et des circuits spécialisés.
 
Ce projet a également permis le recrutement d’un technico-commercial à temps plein au sein de l’Uzelaise, et d’une personne chez le partenaire de recherche du projet.
 

SpectraG

Porteur : Valorex (35) - Nutrition animale et conseil en filière
Partenaires : INRA UMR 1079 SENAH (35), Université de Rennes 1—FOTON-ENSSAT (22), Université de Bretagne Sud LIMAT B (56), IFIP (35), InViVo Labs (56), Association Bleu Blanc Cœur (35).
Date de démarrage : septembre 2009
Date de clôture : février 2011
Coût total du projet  : 472 087 €
Aides accordées : 283 686 €
Financeurs : Conseil régional de Bretagne, Conseils généraux d’Ille et Vilaine, des Côtes d’Armor et du Morbihan.
Axe thématique : Nutrition santé animale & humaine
Appui au montage de projet : ZOOPOLE Développement
 

Contexte & enjeux :
Les travaux de recherches menés par Valorex et l’INRA ont permis de mettre en place, à travers l’association Bleu Blanc Cœur, la production de viandes de qualité nutritionnelles supérieures, enrichies en oméga 3.Ce projet a pour objectif de permettre à VALOREX de proposer à la filière porcine un outil de mesure fiable et rapide pour faciliter la mise en place, le suivi et le contrôle des filières de production garantissant un bénéfice nutritionnel pour l’homme.
 

Retombées & perspectives :
Les résultats de ce projet montrent la faisabilité d’une prédiction des acides gras, notamment Oméga-n3, dans les tissus adipeux des porcs par Spectroscopie Proche Infrarouge.

L’outil analytique et les modèles de prédiction des acides gras développés au cours du projet ont été validés et permettent de caractériser la matière grasse de façon plus rapide et moins coûteuse que la méthode d’analyse chimique de référence.

Les résultats ont fait l’objet de différentes communications, dont 2 aux Journées de la Recherche Porcine en 2011 et 2012.

Ce projet permet à Valorex, de par la démarche engagée, de se démarquer de ses concurrents.

Depuis janvier 2012, la société commercialise via sa filiale FCI, cette méthode de mesure ce qui lui permettra d’augmenter sensiblement son chiffre d’affaires.

Les autres partenaires pourraient bénéficier aussi de retombées économiques grâce aux nouvelles prestations de services d’analyses.

Ce projet permet à Valorex de fidéliser et d’obtenir de nouveaux clients soucieux de mieux valoriser la qualité réelle de leurs produits. Un poste mixte ingénieur de recherche/technicien a pu être créé grâce au projet.

Les industriels de la filière porcine devraient à terme pouvoir se doter de ce nouvel outil analytique leur permettant de mesurer en temps réel ou dans des délais courts la composition en acides gras de la viande de porc et assurer la valorisation de la qualité et la valeur nutritionnelle de leurs produits.

Valorex travaille déjà sur d’autres projets permettant d’étendre cette technologie à d’autres filières animales.

ROLAVOX

Porteur : CCPA (35) (Conseils et Compétences en Productions Animales)
Appui au montage de projet : ZOOPOLE Développement
Axe thématique : Nutrition santé animale & humaine
Date de labellisation : Janvier 2008
Durée du projet : 33 mois 
Budget : 235 815 €
Partenaires : TERRENA (44), CEVA (22), INRA SENAH (35)
Financeurs : Conseil régional Bretagne, Conseils généraux d’Ille-et-Vilaine et des Côtes d’Armor
 
Enjeux et objectifs : 
Les principaux objectifs de ce projet étaient la maîtrise de la santé des lapins avec des solutions exclusivement naturelles et l’amélioration des qualités diététiques déjà reconnues de cette viande.
Une formulation originale des aliments pour lapin a été mise au point avec l’incorporation de graines de lin associées à un apport d’ingrédients naturels sélectionnés par le CCPA.
Elle a permis de maintenir en bonne santé les lapins, de réduire les acides gras saturés de la viande, de l’enrichir en Oméga3, et d’en assurer une bonne conservation dans le temps. 
La viande de lapin ainsi obtenue améliore l’équilibre des acides gras dans l’alimentation humaine, en conformité avec les recommandations nutritionnelles actuelles. 
 
Retombées & perspectives :
Ce projet a permis au groupe Terrena d’élargir son offre en proposant la viande de lapin enrichie naturellement en oméga3, avec la mise en place d’une production spécifique.
CCPA a développé dans le cadre de ce projet de nouvelles connaissances qui se matérialisent aujourd’hui par des ingrédients nouveaux (adjuvants), et une technique de formulation des aliments qui a prouvé son efficacité. Par ailleurs, la marque MEGA déposée par CCPA pour différencier cette technique nutritionnelle a été intégrée par Terrena Nutrition Animale dans sa nouvelle gamme d’aliments lapin Orfy MEGA. 
L’ensemble des partenaires dispose désormais d’une meilleure connaissance sur les possibilités d’enrichissement de la viande de lapin en oméga3 et de leur bonne conservation dans le temps. 
Les résultats de ces travaux de recherche font l’objet de communications : Journées francophones de Nutrition à Lille, Journée de la Recherche Cunicole...
Les premiers résultats sont prometteurs : amélioration de la santé des animaux en élevages et aussi, meilleure valorisation de la viande de lapin. 

Portfolio

NEO1

Porteur : Consortium BBA
Appui au montage de projet : Pôle Agronomique Ouest
Axe thématique : Microbiologie et sécurité des aliments
Date de labellisation : janvier 2010
Durée du projet : 24 mois
Budget : 110 344 €
Financeurs : Conseils Régionaux de Bretagne, Pays de Loire et Basse-Normandie ; Conseil Général d’Ille et Vilaine
 
Enjeux & objectif :
Près de 50% des enfants consomment des poudres de lait infantiles. Au cours de leur processus de fabrication les industriels sont contraints d’appliquer différents traitements thermiques, pour prévenir des contaminations microbiologiques. Ces traitements induisent l’apparition de produits néoformés dont certains sont suspectés d’être nocifs pour la santé des nouveau-nés.
Les industriels laitiers du consortium BBA se sont associés à ce projet dans le but de vérifier si les traitements thermiques ont véritablement un rôle prépondérant dans l’apparition des produits néoformés et, le cas échéant, de définir les conditions de traitements thermiques susceptibles de prévenir la formation de ces composés néoformés (dont certains susceptibles d’être nocifs) dans les poudres de laits infantiles.
 
 
Retombées & perspectives :
Ce projet d’innovation a permis de déterminer 3 traitements thermiques permettant l’obtention de 3 niveaux de produits néoformés (bas, intermédiaire et haut) dans les laits infantiles. Il est désormais démontré que les traitements thermiques ont une incidence, dépendante de la composition nutritionnelle initiale des formules, sur la production de néoformés.
Il va permettre d’envisager un nouveau projet d’étude approfondie sur l’évaluation des effets physiopathologiques (sur modèle porcelet) des néoformés potentiellement présents dans les laits infantiles. Si ce programme se poursuit sur ces bases, le même consortium de partenaires, associant laboratoires de recherche et industriels laitiers, y participera.
 

Portfolio

Cleanairnet

Porteur : IRSTEA Rennes
Axe thématique : Microbiologie et sécurité des aliments
Date de labellisation : avril 2007
Durée du projet : 48 mois
Budget : 1 410 900 €
Financeurs : ANR - Agence National de la Recherche
 
Enjeux & objectif :
Ce projet de recherche porté par l’IRSTEA et coordonné par Laval Mayenne Technopole visait l’apport de connaissances contribuant à la maîtrise de la qualité des productions et produits pour les différentes filières de l’industrie agroalimentaire.
Il proposait en premier lieu d’étudier la dynamique des écoulements d’air dans les réseaux de ventilation et les mécanismes de dépôts de bio-aérosols dans les conduits. L’objectif était de pouvoir envisager le développement de systèmes innovants de piégeage des particules.
 
 
Retombées & perspectives :
Les grandes phases et résultats du projet : Des diagnostics sur site industriel, l’analyse des écoulements et des mécanismes d’encrassement des réseaux (avec réalisation de 2 bancs expérimentaux), la production d’un nouveau modèle permettant d’estimer la vitesse de dépôt des particules et la conception d’un dispositif innovant de piégeage de particules (pour lequel un brevet international est en cours d’obtention).
Les nouvelles connaissances scientifiques et technologiques générées ont été largement diffusées : à date, 2 publications scientifiques, 13 communications en congrès scientifiques France et à l’Étranger et une dizaine d’autres actions de diffusion (dont des interventions dans des commissions thématiques Valorial).
Des suites sont d’ores et déjà envisagées tant sur le plan scientifique avec une poursuite du développement de modèles sur la thématique, que sur le plan technologique notamment en vue d’améliorer les performances du nouveau dispositif de piégeage.

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Serofaim

Porteur : Confidentiel
Partenaires : 2 laboratoires et 2 PME (confidentiel)
Axe thématique : Nutrition santé
Date de labellisation : juin 2006
Durée du projet : 24 mois
Budget : 220 000 €
Financeurs : Régional Bretagne, Conseil Général 22, St Brieuc Agglomération
Appui au montage de projet : CRITT Santé Bretagne

Enjeux & objectif :
Ce projet visait à apporter un nouvel ingrédient végétal à destination du marché des aliments santé/compléments alimentaires, capable de lutter contre la surcharge pondérale et l’obésité par un mécanisme d’action original et innovant.
 
Retombées & perspectives :
Le travail mené sur la matière première végétale a permis d’établir un cahier des charges permettant d’en maîtriser la qualité et un procédé d’extraction a été développé afin d’obtenir un extrait actif aux propriétés satiétogènes recherchées.
La collaboration entre les partenaires sur la validation de l’effet clinique de l’extrait a permis de démontrer son mécanisme d’action pharmacologique et l’efficacité clinique sur la perte de poids et la faim ainsi que son innocuité en tant qu’ingrédient alimentaire.
Les études menées supportent la demande d’allégation fonctionnelle soumise à l’EFSA, autorité européenne de sécurité des aliments, autorisant cet extrait comme ingrédient pour les compléments alimentaires ayant un effet satiétogène pour la prise en charge de la surcharge pondérale aussi bien en Europe qu’aux USA.
Les résultats ont, de plus, été soumis à publications et l’extrait développé fait l’objet d’un brevet couvrant les applications « minceur ».
3 ans après son lancement commercial, les ventes dépassent de loin les prévisions du projet puisque qu’elles ont déjà généré un chiffre d’affaires de plus de 2 million d’€.
Le succès de ce produit a permis de recruter 2 personnes au sein de l’équipe recherche et développement et 2 commerciaux ainsi que la création d’une entreprise commercialisant l’actif.
Le brevet en découlant fait maintenant l’objet de dépôt dans la plupart des pays du monde en procédure régionale et sans objection, indiquant le fort caractère innovant du produit.
Enfin, une nouvelle étude clinique est en cours afin d’améliorer la qualité de l’extrait.

Portfolio

Virhepi

Porteurs : ADRIA Normandie, Institut Technique Agro-Industriel (14) et CEERAM, Entreprise privée d’expertise et de recherche sur les agents microbiens (44)
Partenaires : CECAB(56), Stalaven (22), Meralliance (29), Frial (14), Daregal (29)
Axe thématique : Microbiologie & sécurité des aliments
Date de labellisation : septembre 2009
Durée du projet : 24 mois
Budget : 281 504 €
Financeurs : Conseils régionaux Bretagne, Pays de la Loire, Basse-Normandie, Conseil général du Finistère, Quimper Communauté
 
Enjeux & objectif :
L’objectif de ce projet est d’analyser la filière des épices et herbes aromatiques afin de mieux connaître ces ingrédients très utilisés dans l’industrie agroalimentaire et d’évaluer ainsi le risque de contamination virale associé.
Retombées & perspectives :
Ce projet a permis de sensibiliser une trentaine d’entreprises du grand Ouest au risque viral en agroalimentaire.
Ces résultats pourront leur permettre de mettre à jour leur plan HACCP en intégrant une sensibilisation au danger viral et diminuer les risques sanitaires liés à l’utilisation des épices et herbes aromatiques.
Les résultats obtenus ont permis de développer une méthode d’extraction standardisée des virus à partir des épices et aromates ainsi que la mise au point par le CEERAM d’un kit de détection sur épices spécifiques au virus de l’Hépatite E, commercialisé depuis juin 2011 en France et à l’international.
Le CEERAM a également développé de nouveaux kits s’adaptant
à d’autres secteurs économiques.
Grâce au projet, l’ADRIA Normandie est un partenaire de choix auprès des industriels souhaitant intégrer ces nouvelles données et entreprendre une démarche d’amélioration des risques sanitaires liés à leurs produits.

Portfolio

Innovargalgue

Porteur : Laboratoires Goëmar SA (35)
Spécialiste des technologies durables pour l’agriculture
Partenaires : CERAFEL-CATE (29), CEAFL-ARELPAL (44)UMR PaVé : INRA-Agrocampus (49), UMR PME : INRA - Université - CNRS (21), IRMA (56), Vegenov-BBV (29).
Axe thématique : Microbiologie & sécurité des aliments
Date de labellisation : novembre 2007
Durée du projet : 38 mois
Budget : 2 077 329 €
Financeurs : Fonds Unique Interministériel, Conseils régionaux Bretagne et Pays de la Loire, Conseils généraux Morbihan et Finistère, Saint-Malo Agglomération
 
Présentation :
Ce projet visait à développer des produits alternatifs aux pesticides en cherchant des solutions de protection non toxiques, issues de combinaisons de matières premières naturelles (origines minérale et marine). Ces nouveaux produits associant SDN (Stimulateurs de Défenses Naturelles) et fongicides ont ainsi été étudiés pour les cultures de tomates, de concombres et de pommes, ainsi que sur la vigne.
 
Retombées & perspectives :
Ce projet a permis d’avancer dans le développement de produits non toxiques pour le traitement des cultures. Les travaux ont débouché sur une meilleure compréhension du fonctionnement des SDN et des interactions entre ces substances et les plantes. L’un des partenaires a crée un poste en CDD. Un autre emploi a été créé pour le projet puis pérennisé par un CDI.
Les résultats obtenus, montrant des besoins d’études complémentaires pour une meilleure compréhension des phénomènes, ont incité les partenaires à poursuivre les travaux au sein d’un nouveau projet collaboratif. Si les performances de ces SDN se confirment via ce second projet, une démarche d’homologation de certains des produits élaborés sera engagée.La filière fruitière et légumière pourra alors disposer de nouvelles solutions phytosanitaires non toxiques (enjeu majeur lié à l’interdiction croissante du nombre de produits pesticides).

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Gastralg

Description du projet

Présentation
Depuis quelques années, l’univers culinaire se rapproche de la chimie : l’une des grandes tendances du moment est la cuisine moléculaire revendiquée par de grands chefs comme Ferran Adria (chef du restaurant El Bulli) ou Thierry Marx pour qui les plats sont inventifs, conceptuels.
Par ce projet, les porteurs souhaitaient faire bénéficier au plus grand nombre de consommateurs des produits alimentaires innovants, alliant cuisine et chimie.
Leur objectif était de développer le process industriel de fabrication de plusieurs produits en utilisant les propriétés fonctionnelles des algues (alginates et agar) tout en vérifiant l’intérêt des utilisateurs finaux pour ce type de produits.
 
Retombées
> Economiques : Le projet a conduit à la mise sur le marché des « Perles de l’Océan » et des « Perles de Saveur », petites sphères gélifiées au cœur liquide (30 références).
 
> Scientifiques & technologiques : Le projet Gastralg a permis le développement d’un procédé industriel innovant, fabriqué par Fillpack, ayant fait l’objet du dépôt d’une enveloppe Soleau.
Les conditions de formulation et de process ont été optimisées avec les centres techniques partenaires. Ces derniers ont conforté leur expertise dans la formulation de produits à base d’alginates.

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Biocomba1

Description du projet

Porteur : Université de Bretagne Sud - LIMATB (56)
Laboratoire D’Ingénierie des MATériaux de Bretagne
Partenaires : Ecole Nationale de Chimie de Rennes
(35), laboratoire GEPEA (44), Séché Environnement (53),
Europlastique (53)
Axe thématique : Technologies Innovantes
Date de labellisation : juin 2010
Durée du projet : 18 mois
Budget : 342 949 €
Financeurs : Conseil Régional de Bretagne, Conseil Général 56
Appui au montage de projet : Breizpack et Valorial
 
Contexte & enjeux :
Le plastique est le premier matériau utilisé dans le monde de l’emballage avec 35% du marché devant le papier carton (31%), le verre (14%), le métal (14%) et le bois (8%). Ce matériau présente un certain nombre de qualités comme la facilité de mise en œuvre, la solidité, la souplesse, l’aptitude à l’impression, à la coloration…Cependant, l’utilisation des emballages plastiques classiques pose le problème du traitement en fin de vie et leur impact sur l’environnement tant en termes d’énergie consommée pour leur fabrication comme pour leur destruction…

Objectif :
Dans le cadre de la Commission thématique « Emballages » de Valorial, animée par Breizpack, les industriels et scientifiques ont rédigé le projet Biocomba1 pour répondre à cette problématique. Ce projet a permis d’étudier les possibilités de production de PHA (PolyHydroxyAlcanoate) via une synthèse bactérienne utilisant des déchets non valorisés de l’industrie agroalimentaire comme substrat de croissance. L’objectif ultime étant de pouvoir utiliser ce PHA caractérisé dans la formulation de l’emballage bioplastique final qui devra être compostable, apte au contact alimentaire et présentant des propriétés barrières tout en proposant un coût compétitif.

Retombées & perspectives :
Ce projet a déjà permis la publication de 2 articles internationaux à Comité de lecture, 2 communications orales et la présentation d’1 poster.
PHAPack qui fait suite à ce projet vient d’être labellisé par Valorial et a pour but d’évoluer vers une production pilote de PHA en plus grand volume, préparatoire à la phase industrielle.

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Ecoprom

Description du projet

Porteur : UMR STLO 1253 INRA - Agrocampus Ouest (35)
Partenaires : Université Rennes 1- UMR-SCR (35), ARTS Chambéry (ex LOCIE-SERAM ENSAM Chambéry) (73), GES (35), NOVASEP Process (78), SOREDAB SA (78)
Axe thématique : Technologies innovantes
Date de labellisation : janvier 2007 
Durée du projet : 48 mois
Budget :1 800 000 €
Cofinanceur : Agence Nationale de la Recherche (ANR)
 
Présentation :
Face à la compétitivité industrielle, aux enjeux environnementaux et règlementaires, les industries agroalimentaires sont contraintes de proposer des procédés performants en termes de qualité, de sécurité alimentaire mais également plus respectueux de l’environnement.
Ce projet vise donc à développer une cascade d’opérations membranaires permettant l’extraction de deux protéines majeures du lait bovin d’intérêt commercial en industrie : l’α‐lactalbumine et la β‐lactoglobuline. L’objectif est de garantir la fonctionnalité des protéines tout en réduisant l’impact environnemental du procédé par rapport aux techniques de référence (coûteuses et génératrices de forts rejets).
 
Retombées :
> Scientifiques & technologiques : Ce projet de recherche permet de conforter les potentialités des procédés membranaires pour le fractionnement des protéines (maintien de l’intégrité des protéines, impact environnemental global moindre). L’Analyse du Cycle de Vie a permis de faire ressortir des leviers d’action aboutissant à des procédés de fractionnement éco‐conçus. Au final, 4 pistes d’amélioration environnementale ont été identifiées : économies d’énergie, d’eau, de matière première (lait), et de substances (nettoyage).
Ces résultats font l’objet de nombreuses publications tant au niveau national qu’international, sous la forme d’articles scientifiques (3 parus,
mais 6 toujours en cours), de communications orales (10) ou écrites (13) ou encore d’articles ou de conférences de vulgarisation (19). Enfin, ces résultats ont permis la réalisation d’un guide de recommandation pour l’éco‐conception des procédés de séparation membranaires des constituants du lait. Ce guide donne les grandes lignes d’une démarche d’ACV simplifiée applicable aux procédés de l’industrie laitière.
> Economiques : Les résultats (procédés de fractionnement, démarches ACV) ont pu être exploités rapidement par les partenaires du projet. Cette connaissance des démarches d’ACV et d’Eco‐conception leur permettent d’avoir un regard critique sur les outils, et leur donne la possibilité de commenter, de critiquer les études ACV réalisées, d’apporter des conseils adaptés voire même d’intégrer cette démarche pour la conception d’installations ou l’analyse critique d’installations existantes. Certains partenaires industriels
se sont très vite appropriés la démarche d’ACV simplifiée : un industriel partenaire, en particulier, a déjà mis en pratique cette démarche pour analyser l’impact environnemental de certains ateliers de filtration au sein de son groupe.
 
Perspectives :
La méthodologie développée constitueune référence pour l’éco-conception de procédés dans les industries laitières et pourra être transposée à d’autres procédés en agroalimentaire. La diffusion des résultats continue auprès d’autres industriels transformateurs et équipementiers, au travers d’actions de vulgarisation, de formation et d’expertise des partenaires.
Les connaissances acquises dans ce projet sont valorisées via la participation du STLO dans le projet ANRValobab "VALOrisation durable du BABeurre » coordonné par MC Michalski (INRA UMR CARMEN Lyon) labellisé par Valorial en avril 2011.
Une réflexion collective sur un autre projet autour de l’éco-conception de procédés agroalimentaires est en cours.
 
 

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