
Le biocontrôle et la biostimulation occupent aujourd’hui une place stratégique dans la transition agroécologique. Face aux enjeux de réduction des intrants chimiques, d’adaptation au changement climatique et de préservation des ressources naturelles, ces approches constituent des leviers majeurs pour développer des systèmes agricoles plus durables et plus résilients. C’est dans ce contexte que Bpifrance, dans le cadre de France 2030, a lancé l’appel à projets « Grand Défi Biocontrôle et Biostimulation pour l’Agroécologie » en partenariat avec l’association ABBA (Association Biocontrôle et Biostimulation pour l’Agroécologie)
Cet appel vise à soutenir non seulement le développement de solutions innovantes, mais également de nouvelles méthodes d’organisation et de collaboration permettant d’accélérer leur déploiement à grande échelle. Une approche particulièrement intéressante pour les acteurs de l’écosystème agroalimentaire et agricole, où les freins à l’adoption sont souvent autant organisationnels qu’ils sont technologiques.
Un appel à projets qui mise sur l’innovation organisationnelle
Contrairement à de nombreux dispositifs centrés sur la recherche et le développement de nouvelles technologies, cet appel à projets met fortement l’accent sur les modèles d’affaires, les modes de coopération et les démarches favorisant l’adoption des solutions de biocontrôle et de biostimulation. L’objectif est de faire émerger un écosystème plus mature autour de ces méthodes, en soutenant des projets capables de démontrer leur viabilité économique, environnementale et sociale tout en favorisant leur diffusion auprès des acteurs des filières agricoles.
L’ambition affichée est claire : sortir d’une logique de simple substitution des produits conventionnels pour imaginer de nouvelles façons de produire, d’accompagner les agriculteurs et de structurer les chaînes de valeur.
Deux thématiques complémentaires
1. Créer de nouvelles activités et de nouveaux modèles économiques
La première thématique cible les projets de création d’entités ou d’activités reposant sur des modèles d’affaires disruptifs. L’objectif est de lever les freins au déploiement du biocontrôle et de la biostimulation en imaginant de nouvelles formes d’organisation, de nouvelles offres de services ou encore de nouveaux modes de coopération entre les acteurs des filières.
Les projets peuvent par exemple porter sur :
- la création de structures collaboratives ;
- le développement d’offres de conseil ou de formation innovantes ;
- la mise en place de plateformes de services ;
- de nouveaux modèles de partage de données ou d’expérimentation collective ;
- l’intégration de nouveaux acteurs dans les chaînes de valeur.
Pour cette thématique, l’assiette minimale de dépenses est fixée à 1,2 M€, avec une aide pouvant atteindre 1 M€. Les projets peuvent s’étendre sur une durée maximale de quatre ans.
2. Accélérer le déploiement de solutions déjà éprouvées
La seconde thématique s’adresse aux porteurs souhaitant massifier l’adoption de méthodes de biocontrôle ou de biostimulation déjà existantes et démontrer leur potentiel à grande échelle.
Les projets attendus devront contribuer à lever les verrous techniques, organisationnels ou économiques qui limitent aujourd’hui leur diffusion. Ils pourront notamment concerner :
- l’optimisation des chaînes d’approvisionnement ;
- l’amélioration des conditions de production ou d’application ;
- le développement d’outils d’aide à la décision ;
- la structuration de réseaux d’acteurs ;
- la diffusion de bonnes pratiques et la formation des utilisateurs.
Pour cette seconde thématique, les projets doivent présenter une assiette minimale de 1,5 M€, avec une aide pouvant atteindre 2 M€ et une durée maximale de cinq ans.
Qui peut candidater ?
L’appel à projets vise des consortiums collaboratifs réunissant plusieurs partenaires complémentaires. Chaque projet doit être porté par une entreprise cheffe de file et associer obligatoirement un partenaire scientifique.
Les consortiums peuvent mobiliser une grande diversité d’acteurs :
- PME et ETI ;
- coopératives ;
- industriels ;
- start-up ;
- instituts techniques ;
- organismes de recherche ;
- établissements d’enseignement ;
- chambres d’agriculture ;
- associations ou collectivités selon les besoins du projet.
Cette logique partenariale est particulièrement cohérente avec les enjeux du biocontrôle et de la biostimulation, qui nécessitent souvent de combiner expertises scientifiques, connaissances agronomiques, capacités industrielles et compréhension fine des usages terrain.
Comment Valorial peut vous accompagner ?
Pour les entreprises, coopératives, centres techniques ou organismes de recherche souhaitant se positionner sur cet appel, la phase de montage est souvent déterminante. Identification des partenaires, qualification de l’idée, structuration du projet, définition du programme de travail ou encore construction du budget sont autant d’étapes clés pour maximiser les chances de succès.
Dans ce cadre, Valorial met à disposition de ses adhérents son expertise en financement de l’innovation à travers plusieurs types d’accompagnement :
Détection et qualification des opportunités
- Analyse de l’éligibilité du projet ;
- Identification du dispositif de financement le plus pertinent ;
- Positionnement stratégique vis-à-vis du cahier des charges ;
- Analyse des forces et points de vigilance du projet.
Construction du consortium
- Recherche et mise en relation avec des partenaires académiques et industriels ;
- Mobilisation du réseau Valorial ;
- Structuration des rôles de chacun des partenaires ;
- Animation des échanges préparatoires.
Montage et rédaction du dossier
- Formalisation des objectifs et des verrous ;
- Construction du programme de travail ;
- Définition de la feuille de route R&D et innovation ;
- Accompagnement à la rédaction des différentes parties du dossier ;
- Relecture critique et optimisation de l’argumentaire.
Sécurisation du plan de financement
- Construction du budget prévisionnel ;
- Vérification de l’adéquation entre les travaux proposés et les dépenses ;
- Accompagnement dans les échanges avec les financeurs.
Anticiper dès maintenant !
Bien que la date de clôture finale soit fixée au 9 septembre 2027 (1e relève le 4 novembre 2026), les projets collaboratifs de cette ampleur nécessitent plusieurs mois de préparation pour construire un consortium solide et élaborer une candidature compétitive.
Les acteurs intéressés ont donc tout intérêt à engager dès à présent leurs réflexions et à identifier les partenaires susceptibles de rejoindre leur démarche.
Vous avez une idée de projet en lien avec le biocontrôle, la biostimulation ou la transition agroécologique ? L’équipe Valorial peut vous accompagner pour évaluer son potentiel, structurer votre consortium et maximiser vos chances de succès dans le cadre de ce nouvel appel à projets stratégique pour les filières agricoles et agroalimentaires.
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Échangeons ensemble !
Gwenn Weber
Cheffe de projets R&I
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